mercredi 16 septembre 2009

Les attaques inacceptables se poursuivent

Je viens d'apprendre que M. Taillon reste dans la course à la succession de Mario Dumont. Je me réjouis qu'il soit en mesure de continuer sa campagne et j'espère que tout ira pour le mieux dans son combat contre la maladie.

Cela étant dit, je suis extrêmement déçu, même scandalisé, par les derniers propos de M. Taillon. Ce sont des propos de bas étages qui sont indignes d'un candidat au leadership de l'ADQ. Voici ces propos :

Hier dans des entrevues à différents médias, dont La Presse, Gilles Taillon a accusé l'équipe de M. Caire, en particulier des blogueurs, d'avoir fait des «manoeuvres et des magouilles» contre lui depuis le début de la campagne. Il a nommé l'ex-députée Catherine Morissette, la réalisatrice de L'Illusion tranquille, Johanne Marcotte, et Pierre Morin, un employé du leader parlementaire Marc Picard. Il leur reproche diverses «attaques personnelles sournoises». Il reproche au clan Caire d'avoir «une attitude, des idées et une stratégie d'extrême-droite».

L'extrême-droite... Un tel galvaudage est une insulte à ces millions de gens qui sont morts et/ou qui ont souffert pendant le XXe siècle à cause d'une telle idéologie.

mardi 15 septembre 2009

L'inacceptable


Quand le chat n'est pas là...


Gilbert Lavoie
Le Soleil


(Québec) La politique, c'est un peu comme la guerre : il y a des coups permis, et il y a des comportements interdits. Soit par les conventions internationales ou encore par ce qu'on attend des êtres humains dits civilisés.



La ligne entre ce qui est acceptable et inacceptable est parfois ténue, mais elle est réelle. Gilles Taillon a franchi cette ligne vendredi en accusant Éric Caire d'avoir été un «tricheur» sur son curriculum vitae. Il l'a franchie à nouveau hier : à 10h38, en plein milieu de la conférence de presse organisée par Caire pour s'expliquer, il a publié un communiqué de presse alléguant que Caire n'a même pas réussi les cours universitaires auxquels il fait allusion dans son CV.

La magie du Blackberry a fait que Caire a reçu cette accusation en pleine figure à 10h43, de la bouche du journaliste Martin Ouellet de La Presse Canadienne. Caire a paniqué et a refusé de dire si oui ou non il avait réussi ses cours.

Taillon devait être fier de son coup : il avait saboté la conférence de presse de son adversaire. Mais la contre-attaque qui a suivi a été dévastatrice. Spontanée et émotive, elle est venue de François Benjamin, l'ancien député de Berthier. Benjamin n'est pas une «grande gueule». Mais c'est le genre de gars qui parle avec passion lorsqu'il se fâche, et il était scandalisé du comportement de Gilles Taillon.


Taillon, un homme d'équipe? «Mon bureau était en face du sien pendant 18 mois et il ne m'a jamais adressé la parole. Sa porte était toujours fermée.»

Gilles Taillon, un homme de consensus? «Il a décidé de l'abolition des cégeps tout seul, sans jamais en parler au caucus ou consulter François Desrochers, notre critique à l'éducation.»

Gilles Taillon, un homme de courage? «Caire s'est fait élire. Taillon a choisi le suicide politique en allant se présenter dans une circonscription où il n'avait aucune chance de gagner.»

Gilles Taillon, un grand stratège? «On nous demandait de ne rien dire. Taillon était de ceux-là. Il a été le numéro deux de l'échec. Qu'il s'assume.» Le cri du coeur de Benjamin a été convaincant. Jamais, depuis que Mario Dumont est parti, a-t-on vu un ancien député dénoncer aussi ouvertement le rôle de Taillon dans la déconfiture de l'ADQ. C'est son image de rassembleur et d'homme d'équipe qui a écopé. Quelque chose me dit que l'ancien député de Chauveau a commis une erreur grave en poignardant Caire.

... les souris dansent

Mais qui fait la discipline à l'ADQ? Où se trouvent les patrons quand la maison brûle? En Israël! La moitié du caucus, dont la chef intérimaire, Sylvie Roy, accompagnée de Gérard Deltell et de François Bonnardel, était en délégation au Moyen-Orient la semaine dernière.

Pauline Marois n'avait autorisé que deux députés péquistes à participer à cette mission parlementaire. Les libéraux en avaient quatre. Quel intérêt soudain ont les adéquistes pour les relations israélo-palestiniennes? Admettez que c'est un peu gênant...

Et le CV

Alors c'est vrai, Éric Caire n'a pas de diplôme universitaire. Et c'est vrai qu'il a embelli son CV. Ils font souvent ça, les députés, lorsqu'ils n'ont pas de formation universitaire. J'ai regardé hier le CV de «l'Honorable André Boisclair» dans le Guide parlementaire de 2002. «Fit ses études au Coll. Jean-de-Brébeuf et à l'Université de Montréal.» Ça donne l'impression qu'il a un bac, mais il n'en a pas. C'est pour ça qu'il est allé se chercher un diplôme à Harvard avant de revenir à la direction du PQ en 2005.

Nos politiciens parlent beaucoup du décrochage, mais ils sont gênés de se regarder dans le miroir lorsque ça les concerne directement. Caire est un bon exemple de décrocheur. Courte carrière militaire, constable sur les chantiers de la MIL-

Davie pendant trois ans, petit commerçant en 1994, retour aux études en informatique en 1997 et diplôme de programmeur-analyste; consultant dans le privé et dans les ministères; prof d'informatique à temps partiel au Collège Garneau. Marié et père de quatre enfants.

C'est ça la vie pour beaucoup de monde. Je n'encourage pas le décrochage, mais ce n'est peut-être pas mauvais qu'il y ait des décrocheurs parmi nos élus. On n'est pas tous nés dans la ouate. Peut-être que ça peut contribuer à mieux comprendre ce qui amène nos jeunes à quitter l'école avant le cégep ou l'université.

mercredi 2 septembre 2009

Voir plus grand en matière de prospérité et de gestion de l'État

Éric Caire a dévoilé ses propositions en matière de prospérité et de gestion de l'État. Vous pouvez lire le document en cliquant sur ce lien.

Un journaliste de l'agence QMI a produit l'article suivant (disponible sur canoë).

Bien utiliser le potentiel du Québec

Québec pourrait devenir rien de moins que l’Alberta de l’énergie propre, si l’on se fie à Éric Caire, candidat à la chefferie de l’Action démocratique du Québec.

Lors d’un point de presse, tenu aujourd'hui afin de dévoiler le volet économique de son programme, M. Caire a lancé à ce sujet que «le Québec a le potentiel de devenir un leader mondial dans le domaine (de la production d’énergie verte)».

Cet objectif sera atteignable si le «Québec diversifie son portefeuille énergétique et développe non seulement son hydro-électricité, mais s’il prend conscience du potentiel éolien et gazier», peut-on lire dans un document d’une quinzaine de pages, présenté par le politicien, à Montréal.

Cet aspect s’ajoute à cinq autres priorités d’action dévoilées par Éric Caire afin de doter les citoyens du Québec «d’un avenir prospère».

En plus d’augmenter la productivité et d’améliorer la transparence syndicale, M. Caire veut à instaurer un bureau des études économiques, réduire les dépenses gouvernementales et revoir les monopoles d’État.

«Il ne faut pas avoir peur des mots et tabous. La seule façon de ne pas subir un déclin de notre niveau de vie, c’est d’augmenter la productivité», indique-t-il.

«Le gouvernement actuel manque de courage et il est incapable de gérer et de faire des choix difficiles», critique le principal intéressé.

Beaucoup de travail

Conscient qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour améliorer la situation économique de la province, Éric Caire reste tout de même positif et a pleinement confiance en le potentiel du Québec.

Il a notamment réitéré son souhait de réévaluer les salaires de la fonction publique. «Il ne faut pas seulement tenter d’augmenter nos revenus, mais surtout de réduire nos dépenses et être réaliste dans les projets que nous voulons réaliser. Il faut être conscient de nos moyens», ajoute le candidat à la chefferie de l’ADQ.

L’identité du nouveau chef de la formation politique sera connue le 18 octobre.

samedi 22 août 2009

Quoi de neuf, M. Schiff ?

Peter Schiff est devenu relativement célèbre aux États-Unis après avoir correctement prédit les ratées des systèmes financier et immobiliers. Si vous voulez prendre de ses nouvelles, sachez qu'il compte se présenter à l'élection sénatoriale du Connecticut de 2010 dans le but de détrôner le sénateur démocrate Christopher Dodd.

M. Schiff a donné une entrevue à Reason.tv. La voici :

vendredi 21 août 2009

Je serai au Congrès 2009 de la CDJ

Je serai au Congrès annuel de la Commission des jeunes de l'ADQ à Lévis.

Je proposerai en plénière l'augmentation du salaire minimum à 100 $/h. Une telle mesure mettra enfin un terme à la pauvreté et à l'indigence. Si l'ADQ n'est pas réceptive à ces idées, je quitterai le parti illico.

Blague à part, j'ai hâte au Congrès. L'ADQ vivra au cours des deux prochains mois un événement important qui peut devenir un point culminant dans l'histoire du parti. Cette période de soixante jours commence de facto ce weekend.

Au plaisir de vous y voir (si vous y êtes, s'entend) !

Allez sur You Tube...

... tapez Gilles Taillon et cliquez sur Rechercher.

Le premier vidéo de la liste de résultats est le suivant :



J'ai déjà vu des vidéos un peu moins baveux.

jeudi 20 août 2009

Réactions locales (et mitigées) au rapport Gagné

Que toute personne élue à une charge municipale prenne l’engagement solennel, dès son assermentation, de respecter le code d’éthique et de déontologie de sa municipalité.

Que la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités soit modifiée de façon à ce que la déclaration d’intérêt que doit faire un membre du conseil d’une municipalité soit élargie à ses intérêts personnels et à ceux des membres de sa famille immédiate, que ces intérêts soient pécuniaires ou d’une autre nature.

Que chaque conseil municipal prenne les moyens pour que ses membres aient accès à une formation adéquate en matière d’éthique et de déontologie et qu’ils la reçoivent obligatoirement en début de mandat et, par la suite, selon les besoins manifestés.

Que le conseil municipal évalue la pertinence d’établir un code d’éthique et de déontologie pour les employés municipaux dans l’exercice de leurs fonctions.

Que le répondant à l’éthique soit désigné par le conseil des municipalités de plus grande taille ou par la MRC pour les autres municipalités.

Que le mandat et les pouvoirs des commissaires à l’éthique et à la déontologie oeuvrant dans le milieu municipal ainsi que la procédure applicable devant eux soient prévus dans la loi de façon à en assurer l’homogénéité et à permettre un traitement équitable des personnes en cause.

Les maires de ma région ont réagi à la publication du rapport Gagné.

Je retiens les citations suivantes :
«C’est bien beau d’avoir un code d’éthique, mais avec ce qui est proposé pour le moment, il n’a pas de dents. Si quelqu’un déroge à ce code, quelles seront les conséquences?» se demande Jacques Ladouceur, maire de Richelieu.
Le rapport propose entre autres qu’il y ait un commissaire à l’éthique dans les MRC. «Pour le moment, il n’y a rien de concret. Le rapport est tout juste une ébauche. Si on est obligé par la législation d’avoir un code d’éthique ou un commissaire à l’éthique, le gouvernement va devoir prévoir un fond rattaché pour permettre aux villes et aux MRC de se conformer», indique Michel Picotte, maire de Sainte-Angèle-de-Monnoir et préfet de la MRC de Rouville.
Pour le moment, les recommandations laissent à la discrétion de chaque municipalité de se doter ou non d’un code d’éthique. «Mais pourquoi le gouvernement ne propose-t-il pas un code pour tous? Il régit déjà les municipalités avec la Loi sur les cités et les villes. Si on laisse les municipalités décider, ça va varier beaucoup, certaines villes vont aller plus loin que d’autres», conclut M. Ladouceur.

Éric Caire : voir plus grand en éducation

Éric Caire présente aujourd'hui sa plateforme en matière d'éducation. Comme Joanne Marcotte le mentionne, l'équipe Éric Caire entend s'en prendre à certaines vaches sacrées.
La raison est simple: le milieu de l'éducation est miné par un ensemble de vaches sacrées qu'il est temps d'abattre. J'ai beaucoup lu sur le sujet dans la dernière année: des livres écrits par des enseignants, des rapports et des études. Les études et les rapports, ça ne manque pas au Québec! Ce qui manque, c'est encore une fois le courage d'énoncer les tabous et d'agir.

L'Équipe Éric Caire en est là.

À la vache sacrée de réforme et au culte du socioconstructivisme, elle propose la fin de la réforme, une révision des programmes et une révision de la formation des maîtres. Il est grand temps de nous rassurer: on veut revenir aux matières de base, on veut pouvoir évaluer ce qu'apprennent nos enfants et on veut savoir si notre direction d'école fait ce qu'il faut pour que tous les enfants y trouvent leur compte - et j'ajouterais, surtout nos garçons!

À la toute-puissance des fonctionnaires du ministère de l'Éducation, elle propose l'autonomie des écoles et le respect de l'autonomie professionnelle des enseignants.

À l'unilinguisme et la peur de l'anglais, elle offre une ouverture sur le monde et le bilinguisme à la fin du secondaire.

À la folie de l'intégration obligatoire qui finalement, nuit bien plus qu'elle n'aide les élèves en difficulté, elle soutiendra les projets-écoles et la communauté participante dans leur désir d'adapter les services aux besoins de leurs élèves.

Aux conventions collectives rigides qui se préoccupent davantage de la mobilité du personnel que de la stabilité des équipes-écoles, l'Équipe Éric Caire priorise la stabilité du personnel enseignant et la liberté des directions d'écoles d'embaucher et de congédier leur personnel - comme le font les écoles privées, d'ailleurs.

À la bureaucratie ministérielle et des commissions scolaires, l'ADQ avec Éric Caire aboutit à l'allégement des structures et une gouvernance qui se situe au niveau de l'école et non pas au niveau des commissions scolaires!

Enfin au gel des droits de scolarité universitaire, Éric Caire met fin aux discours électoralistes et idéologiques, ajuste les droits de scolarité et s'assure d'une aide financière plus ciblée pour les étudiants qui en ont réellement besoin.

Comment prendre une décision stupide 101

Une commission scolaire du Manitoba songe à jeter aux ordures les bulletins chiffrés à l'école pour les substituer par des bulletins avec seulement quatre notes possibles.

Pour plus d'infos (en anglais seulement) : ici.

Espérons qu'on prendra le meilleur moyen pour permettre aux parents d'en savoir le plus possible sur les résultats de leur enfant à l'école.

mercredi 19 août 2009

Un peu de fair play, c'est-tu trop demandé ?

Pas vraiment...

Je fais référence à la position de François Bonnardel, pour qui Jeff Plante n'est pas le bienvenu à l'ADQ. Ma réplique à la position de Bonnardel est extrêmement simple : nous avons tous joué selon les règles mises en place avant le début de la course aux mille signatures. Si les règles en place ont permis à un outsider trop marginal ou trop controversé aux yeux de certains d'être candidat à la chefferie de l'ADQ, c'est peut-être bien plate pour certains, mais c'est la game. Dans le même sens, si la candidature de M. Plante est invalidée par lesdites règles, ainsi soit-il.

C'est d'ailleurs un peu le propos d'Éric Caire. M. Caire a émis des doutes quant à la validité de la candidature et non pas sur sa légitimité.

David Chrétien a écrit un brillant texte à ce sujet. Nous partageons la même position quant à la légitimité de la candidature de M. Plante si celle-ci est validée.

Dans la vie, on a le droit de ne pas aimer ses compétiteurs. On peut même les détester si ça nous enchante. On doit toutefois avoir du respect et de la considération envers eux. Moi, j'appelle ça faire preuve de fair play.

Si vous ne savez toujours pas ce que c'est du fair play, ce vidéo va vous éclairer :



Nous aurons donc vraisemblablement droit à une course à quatre. À quatre, la campagne ne sera vraiment pas cacophonique et n'entraînera pas de difficultés logistiques supplémentaires inhérentes aux courses à huit ou neuf candidats (voir les deux dernières courses au leadership majeures au pays : PQ2005 et PLC2006).

Nos boys sont en Afghanistan pour ça

Le premier tour de l'élection présidentielle en Afghanistan sera tenu demain. On peut trouver des informations sur les principaux candidats de la présidentielle ici. Évidemment, quand un État ne contrôle pas l'intégralité de son propre territoire, il est difficile (c'est un euphémisme) de maintenir un climat assez pacifique pour que la journée électorale se déroule sans heurts. On peut présumer, en voyant ceci, que les Afghans auront besoin d'une certaine dose de courage pour exercer leur droit de vote.

Certains croiraient que les Canadiens ont déjà fait plus que leur part en Afghanistan (d'autres pensent le contraire), mais on ne peut nier que la contribution des soldats québécois, canadiens et des autres pays de l'OTAN présents en Afghanistan apportent des résultats tangibles relativement à la démocratisation du pays.

Il ne faut toutefois pas jouer à l'autruche. Les moeurs électorales sont encore très rudimentaires. Bien qu'on s'en va dans la bonne direction, il reste donc plusieurs pas à faire avant de voir en Afghanistan une vie démocratique semblable à ce que l'on peut voir présentement dans la grande majorité des pays industrialisés.

mardi 18 août 2009

Une bonne nouvelle !

Notons d'emblée que je suis de retour ! J'ai quitté la blogosphère pendant une quinzaine. Ce n'était pas un départ prévu d'avance. Disons que j'avais certaines occupations lors de cette période qui m'ont forcées à réduire le temps que je pouvais allouer à la blogosphère.

La course à la chefferie de l'ADQ est enfin commencée ! Une course à 4. Même si j'appuie Éric Caire, je suis vraiment heureux que Jean-François Plante ait obtenu les mille signatures requises pour officialiser sa candidature. De par ses idées et sa personne, je crois que M. Plante a le potentiel de rendre la campagne encore plus intéressante.

On peut presque dire que la campagne prendra véritablement son envol ce weekend prochain lors du congrès des jeunes adéquistes à Lévis. D'ailleurs, nous assisterons dimanche matin au premier de quatre débats entre messieurs Caire, Lévesque, Plante et Taillon.

mercredi 5 août 2009

Un député avec aucune base en économie

Décidément, Yves Lessard a échoué son cours d'économie 101 quand il avait moins de cheveux gris. Pas pour rien qu'il s'est trouvé à la CSN. Son parcours de syndicaliste lui permet d'être habile dans l'art de se faire du capital politique sur le dos des travailleurs. Voici son communiqué de presse publié dans l'édition du 4 août du Journal de Chambly.
Bilan de session très actif pour Lessard

La session parlementaire qui a pris fin à Ottawa a été marquée par la crise économique, sujet couvrant le champ d'interventions du député Yves Lessard, porte-parole du Bloc Québécois en matière de Ressources humaines et Développement social. "L'assurance-emploi n'a jamais été autant à l'avant-plan que durant cette dernière session. Rares sont les régions qui ne sont pas touchées par des mises à pied et nous devons venir en aide à ces travailleurs qui ont perdu leur emploi", appelé le député de Chambly-Borduas.
Pour remédier à la situation, le Bloc Québécois a déposé quatre projets de loi concernant l'assurance-emploi. Parmi ceux-ci, il y a C-308, incidemment déposé par le député Lessard, visant à rendre le régime plus accessible. Présentement, rappelons que seulement 45 % des travailleurs bénéficient de prestations d'assurance-emploi lorsqu'ils perdent leur emploi.
"En privant les chômeurs de leur droit à des prestations, le gouvernement appauvrit non seulement leur famille mais toute notre économie locale. Avec le taux de chômage actuel, ce sont plus de 30 millions $ de dollars par année qui échappent à l'économie de notre circonscription", a notamment rappelé le député dans son bilan de fin de session.
En donner plus aux chômeurs, c'est une dépense gouvernementale. Pour financer une dépense, ça prend une rentrée d'argent. Les trente millions de $ qui manqueraient à la circonscription, vous les prendriez où ? Dans les poches des gens de votre circonscription ? Dans les poches des gens de la circonscription voisine ? Dans dans les poches des générations futures ? Ou dans les poches de Jack Skellington ?

Avec un nom comme le mien...

C'est vraiment dommage que je ne sois pas un Vert.

mardi 4 août 2009

La tête dans le sable

Martin-Karl Bourbonnais, président de la Commission des jeunes de l'Action démocratique du Québec, a écrit le genre de texte que j'aurais bien aimé signer de ma propre main.

En fin de semaine, les jeunes libéraux auront une occasion en or: celle de profiter de leur congrès pour dire à Jean Charest que les déficits qu'il a prévu de faire au cours des prochaines années sont inacceptables pour les générations futures.

C'est maintenant officiel, la dette du Québec par rapport à son PIB deviendra la plus grande au Canada d'ici 2011. Même Terre-Neuve fera moins pire que nous. Au cours des cinq prochaines années, 9,4 milliards de dollars disparaîtront annuellement du budget du Québec uniquement pour payer les intérêts sur cette dette. C'est la dépense la plus importante du gouvernement après la santé et l'éducation. Et ce chiffre va en augmentant.

Additionnez à cela les pertes de la Caisse de dépôt et le vieillissement de la population et nous avons devant nous un mur qui approche à vitesse grand V. Et que fait Jean Charest? Il pèse sur l'accélérateur. Le projet de loi 40, reporté en toute fin de session parlementaire à l'automne, va suspendre la loi sur l'équilibre budgétaire et ainsi ouvrir la porte à des déficits successifs au cours des prochaines années. Les dépenses du gouvernement, elles, continuent de grimper.

Dans les derniers mois, nous avons lancé deux défis à ce sujet aux jeunes libéraux. Le premier défi a été de demander avec nous le remboursement direct de la dette plutôt que de miser sur le Fonds des générations, qui n'a apporté aucun résultat concret depuis sa mise en place. Le président des jeunes libéraux, Julien Gagnon, est resté muet sur la question.

Le second défi était de s'opposer au projet de loi 40, comme toutes les autres organisations jeunesses l'ont fait lors de la dernière session parlementaire. Même Force Jeunesse qui, il y a à peine quelques mois, appuyait les jeunes libéraux, s'y est opposée. Encore une fois, plutôt que de faire preuve de courage politique et de défendre l'intérêt des générations futures, le président des jeunes libéraux a fait comme les mentors de son parti: de la petite politique en émettant des communiqués truffés de faussetés sur les autres groupes jeunesses.

Lorsque vous entendrez Julien Gagnon en fin de semaine s'autoproclamer grand défenseur de l'équité entre les générations, souvenez-vous qu'il a eu l'occasion à maintes reprises de poser de vrais gestes pour défendre l'avenir des générations futures et qu'il a plutôt préféré faire de la partisannerie politique. Il est grand temps que les jeunes libéraux arrêtent de jouer à l'autruche et qu'ils se sortent la tête du sable! S'ils se soucient vraiment de l'équité intergénérationnelle, pourquoi donc se fermer les yeux sur les enjeux criants et faire passer l'image politique avant l'avenir économique du Québec?

S'il y a un enjeu sur lequel l'esprit de parti devrait être laissé de côté, c'est bien la justice entre les générations. Il y a eu une époque où la Commission jeunesse du PLQ avait le courage de s'opposer à son parti lorsque ses politiques étaient inacceptables. Est-ce que le président des jeunes libéraux est capable de faire preuve d'un tel courage politique? Profitera-t-il de leur congrès en fin de semaine pour s'opposer au projet de loi 40 et demander le remboursement direct de la dette, ou fera-t-il de la politique partisane à l'image de l'establishment libéral?

Drôles d'énergumènes !

Je n'ai jamais rien vu de tel ! Ne me demandez pas comment ni pourquoi, mais je suis tombé sur ÇA hier.
Plus d'info en anglais ici.

Si Christian Lévesque a peur des étiquettes, certains les collectionnent !

lundi 3 août 2009

C'était une blague, Christian

Voici un extrait de mon commentaire du mois dernier à la suite d'un billet de Marc Nadeau sur la plateforme vide de Gilles Taillon.
De petites modifications ont été apportées au commentaire original puisque la qualité du français laissait à désirer.
Je n'ai jamais compris comment on peut être un "candidat de l'économie". Personne ne peut avoir une expertise en économie, mais plutôt dans un des champs des sciences économiques. Être "candidat de l'économie", ça ne veut absolument rien dire... Après tout, Léo-Paul Lauzon et Martin Masse pourraient tous deux se targuer d'être des "candidats de l'économie" ! Les étiquettes sont toujours réductrices, mais celle-ci, que M. Taillon s'est lui-même donnée, est au contraire tellement vague. Dans le même registre, je propose à Gilles Taillon de s'auto-proclamer le candidat du "gros bon sens" !
M. Lévesque, je ne proposais rien à M. Taillon, je faisais dans l'ironie...

dimanche 2 août 2009

Taxer les gens par amour pour le foot (2)

Hier, j'ai fait un post sur le financement public des infrastructures des clubs sportifs professionnels. Aujourd'hui, je me penche sur la dimension montrélaise de ce sujet..

Les Alouettes de Montréal, le club professionnel de football canadien, évolue depuis 1998 au Stade Percival-Molson de l'Université McGill, stade construit en 1915. Pendant les dix dernières années, le stade a été rénové très modestement et sa capacité est passée de 17 317 de 20 212 sièges. Le Stade Molson demeure néanmoins un endroit où les spectateurs n'ont droit à aucun luxe (exemple : un siège est en réalité un numéro imprimé sur un banc de métal fixé sur le béton n'a même pas de dossier, comme vous pouvez le voir ici). Pour assurer la survie à long terme des Alouettes, le propriétaire Robert C. Wetenhall juge que son équipe doit évoluer dans un meilleur environnement. La solution de M. Wetenhall : agrandir le stade de façon plus considérable. Il a finalement pu convaincre les politiciens des différents paliers municipaux d'engager des fonds publics dans l'agrandissement du stade. Résultat, le stade comptera plus ou moins 25 000 sièges (photos ici). Le projet coûtera 29,4 millions de $. Québec dépensera 19,3 millions, Montréal 4 millions et 6 millions viendront de la poche de M. Wetenhall. Plus de 23 millions de $ provenant des Montréalais et des Québécois permettront donc à un stade complètement désuet de devenir un stade un tout petit peu moins désuet. Dit autrement, dépenser 23 millions de $ pour insérer 5 000 nouveaux "sièges" dans un stade complètement dépassé et quasiment inaccessible bien qu'il soit proche du centre-ville, ce n'est certainement pas le meilleur investissement au monde.

L'Impact de Montréal, le club de soccer professionnel de Montréal, s'est bâti un stade lors des dernières années. La construction du Stade Saputo a été entièrement financée par le privé. La famille Saputo (Joey Saputo est le président de l'Impact) a allongé les billets verts en payant la moitié de la somme totale de la construction du stade alors que l'autre moitié provient du milieu des affaires. Résultat : pour seulement 14,1 millions de $, le club a un stade flambant neuf un peu loin du centre-ville (littéralement à côté de Stade Olympique) mais néanmoins facilement accessible. Le stade n'est pas d'une grande qualité. M'enfin, c'est plus un terrain de soccer avec des bleachers sur trois côtés qu'un stade à proprement dit. Or, le stade doit être agrandi et amélioré pour que l'Impact puisse rejoindre la meilleure ligue professionnelle de soccer aux États-Unis (et au Canada), la Major League Soccer (MLS). Selon les dires du commissaire de la MLS, l'Impact rejoindra la MLS en 2011 ou en 2012. Pour ce faire, le club paiera lui-même les frais d'entrée (35 millions de $US payés sur cinq ans) et le gouvernement québécois paiera la note pour l'agrandissement et l'amélioration du Stade Saputo (environ 25 millions de $). La capacité du stade passera de 13 034 sièges à entre 18 000 et 21 000 sièges.

Voici de quoi pourrait avoir l'air ce stade :


D'un point de vue de fan du club montréalais, le projet m'emballe. D'un autre côté, je trouve ça d'un ridicule... S'il y a un palier de gouvernement qui pourrait subventionné l'Impact, ça devrait être la Ville de Montréal et/ou l'arrondissement Mercier–Hochelaga-Maisonneuve. Si le franchise montréalaise de la MLS amenait des retombées économiques, elle en apporterait à Montréal et à l'arrondissement, pas au Québec. Prenons moi par exemple, le 40 $ que je dépenserai pour assister à une partie sera un 40 $ que je ne dépensera dans ma communauté.

Est-ce dans l'intérêt des Québécois de subventionner l'Impact ? Y aura-t-il bien des non-Québécois qui viendront voir jouer l'Impact dans la MLS et qui ne viennent pas le voir jouer actuellement alors qu'il évolue dans le circuit inférieur ? J'en doute.

Le même raisonnement s'applique aux Alouettes, une équipe évoluant dans un circuit mineur extrêmement méconnue aux États-Unis. S'il y a des gens de l'État de New York ou de la Nouvelle-Angleterre qui viennent à Montréal pour voir jouer les Alouettes, appelez-moi Benoît XVI. Peut-être y a-t-il une poignée d'Ontariens dans les gradins, sans plus.

Si je peux jouer à l'avocat du diable, les 25 millions de $ tirés des deniers publics pour le Stade Saputo auront au moins le mérite de procurer à Montréal un stade en plein-air de qualité alors que les 23 autres millions de $ permettront à un stade antique d'être un peu moins minable. Je ne trippe pas fort sur la subvention que Québec s'apprête à accorder à l'Impact, mais il s'agit sans doute d'un meilleur investissement pour l'avenir du sport professionnel montréalais que le développement du Stade Percival-Molson.

samedi 1 août 2009

Taxer les gens par amour pour le foot

En Amérique du Nord, il est pratique courante de subventionner la construction de nouveaux amphithéâtres sportifs destinés aux franchises professionnelles. Nous pouvons penser au nouveau stade des Nationals de Washington (anciens Expos de Montréal). Le District de Columbia (DC) a débloqué 611 millions de $US pour la construction d'un stade de baseball pouvant accueillir une équipe de baseball majeur. Vous avez bien lu ! Pire, le coût total s'est élevé à 693 millions de $US ! Un coût entièrement assumé par les contribuables. Les gens de Washington sont-ils si friands de baseball ? Apparemment non. Il s'agirait d'un des moins bons marchés du baseball majeurs. En 2009, ils se classent au 25e rang (sur 30) au niveau des assistances et ont de loin les pires cotes d'écoutes du baseball majeur. Étant si peu populaires, on peut parier que les Nationals ne sont probablement pas beaucoup plus rentables qu'ils ne l'étaient dans leur ancien stade. Retenons surtout qu'un montant d'argent considérable provenant des contribuables a été englouti dans l'aventure.

Étant donné que les Nationals ne sont pas populaires, on peut se poser la question suivante : Est-ce que les électeurs de DC auraient, de façon volontaire, donné plus de 600 millions de $ aux Nationals (par le biais de la hausse du prix des billets et des produits dérivés par exemple) ? Poser la question est y répondre. Comment les élus ont-ils pu voter en faveur de cette dépense gouvernementale ? Comment les élus ont-ils pu voter contre l'intérêt général des contribuables ? J'ai une piste de réponse. La franchise du baseball majeur a probablement eu recours à la fameuse notion des retombées économiques pour convaincre les élus. Exemple de retombées économiques : les Nationals ont peut-être convaincu la municipalité que de nouveaux commerces s'installeraient près du stade et qu'ils auraient de bons chiffres d'affaires grâce aux nombreux fans de l'équipe circulant dans les milieux environnants.

Lorsque je pense à la notion de retombées économiques, je pense immédiatement à ce que Nathalie Elgrably a écrit dans son livre "La face cachée des politiques publiques". Elle y consacre un chapitre sur les retombées économiques, "un calcul souvent employé pour évaluer les conséquences économiques de divers projets".
"Cette méthode fait paraître rentable n'importe quel projet, même le plus grotesque, car elle convertit invariablement une dépense en un revenu équivalent. Ainsi, même le financement public d'un centre de recherche voué au calcul de l'espérance de vie des libellules par temps humide se révélera un projet rentable au terme d'une analyse des retombées économiques, car chaque dollar dépensé par l'État représente fatalement un revenu identique pour un travailleur".
Concernant les stades pour le sport professionnel, les propos d'Elgrably sont justes.
"La méthode des retombées économiques [...] laisse sous-entendre que l'activité économique prévue n'aura lieu que si le projet à l'étude est réalisé. C'est d'ailleurs très souvent l'argument invoqué par les équipes sportives lorsqu'elles tentent de convaincre la ville hôte d'assumer, par exemple, les coûts de construction d'un nouveau stade. Elles insistent alors sur le fait que leur présence attirera des spectateurs et profitera ainsi à une multitude de commerces, du vendeur de hot-dogs au fabricant de casquettes, en passant par le fabricant de crème solaire. Cette argumentation suggère implicitement que l'absence de l'équipe privera l'économie locale d'un spectaculaire feu d'artifice économique. En suivant la même logique, nous pourrions également affirmer sans difficulter que si Christophe Colomb n'avait pas découvert l'Amérique, personne ne l'aurait fait. Bien entendu, cette dernière affirmation est burlesque, mais celle des équipes sportives l'est tout autant".

Un match sportif n'est rien de plus qu'un mode de divertissement parmi tant d'autres. On peut facilement imaginer que si l'équipe n'existait pas, les gens choisiraient de se divertir autrement et iraient peut-être au cinéma ou au restaurant. Ainsi, une dépense de 20 $ générera toujours les mêmes retombées économiques, qu'elle permette d'assister à une rencontre sportive, de voir un film ou de danser toute la nuit".
Demain, je vous ferai part de ce qui se passera à Montréal. Vous verrez que les contribuables ont été taxés par amour pour le foot et qu'ils le seront encore prochainement. Le Stade Molson de l'Université McGill, où évoluent les Alouettes, sera rénové alors que le Stade Saputo, où évolue l'Impact, sera grandement amélioré. La grande partie de ces travaux sera en effet financée par les contribuables.

jeudi 30 juillet 2009

Du petit cinéma

Le dernier film du cinéaste américain Michael Moore, consacré à la crise financière sera dévoilé au Festival de cinéma de Venise en septembre. Le titre de ce documentaire : Capitalism: A Love Story.

Voici ce que Moore a déjà dit à propos de son film :
«Les riches, à un moment donné, ont décidé qu'ils n'étaient pas assez riches. Ils voulaient plus - beaucoup plus - donc ils ont entrepris de soutirer au peuple américain son argent durement gagné (...) Pourquoi feraient-ils cela? C'est ce que je tente de découvrir dans ce film».
De un, Moore ignore que le capitalisme a permis à toutes les nations qui s'y sont converties à vivre dans un monde meilleur. De deux, Moore semble confondre le capitalisme et le corporatisme. Son film devrait peut-être s'appeler Corporatism: A Love Story. Quoiqu'il faut pas trop en demander à ce pauvre bougre, même André Pratte ne savait plus ce qu'était le capitalisme en février dernier.

Ça n'a jamais aussi bien été que maintenant sur la Terre

Certains écocondriaques nous répètent ad nauseam que l'humanité s'en va dans un cul-de-sac, à moins qu'on modifie nos habitudes de vie. Matt Ridley ne partage pas ce pessimisme puéril.



Depuis 50 ans, nous sommes trois fois plus nombreux sur la planète. Chacun de nous est, en moyenne, trois fois plus riches. Le taux de mortalité infantile a d'ailleurs baissé de 30 %. L'espérance de vie, elle, a grimpé de 30 %.

Qu'est-ce que Jefferson penserait de la réforme de la santé de Barack Obama ?

Je vais essayer de parler de façon plus sérieuse de la réforme du système de santé américain que tente d'imposer le Président américain Barack Obama que je l'ai fait hier. La déclaration d'indépendance des États-Unis, rédigée en grande partie par le troisième Président de l'histoire du pays Thomas Jefferson, mentionne que :
Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés.
Merci à M. Jefferson, un francophile, d'avoir lui-même traduit la Déclaration en français.

Voici ce que pensent probablement les Pères fondateurs des États-Unis de la réforme obamiste :

Our founders would be astonished to learn that the tax-hating citizens of their limited republic were now on the verge of swallowing the mammoth new tax rates which will be necessary to create a new, government health care regime (but will never be enough to sustain it: per Maggie Thatcher, the problem with socialism is that eventually you run out of other people’s money.)

Surely this prospect would horrify the men who drafted our founding documents and waged our republican revolution, for a government which controls your medical decisions has power of Orwellian proportions. Barack Obama and his legions in Congress do their best to conceal this (aided, as always, by a pliant press), cleverly framing the issue as one of choice — the government-run option will be just another competitor in the market, they say. Or, as Obama put it, “if you like your health plan, you can keep it.” But this is pure chicanery: government is never just another competitor — it can offer services and goods at far below market value, driving any sensible profit seeker out of the business.

So what will you do when you have no other option? When the government refuses to pay for your dialysis because you are over 65 and it isn’t “cost effective” to keep you alive (as happens in Britain)? Or when you have to wait six weeks for that MRI, never mind your crushing headaches (as happens in Canada)?

Texte intégral ici.

mercredi 29 juillet 2009

Pourquoi pas sortir Charest de Sherbrooke ?

Le candidat à la direction de l'ADQ Éric Caire était de passage à Sherbrooke pour rencontrer des militants. M. Caire nous a rappelé que l'ADQ est le seul véhicule politique pour les gens de centre-droite. Conséquemment, la place de Jean Charest dans Sherbrooke serait toute sauf garantie.

« Jean Charest, je suis moins certain qu'il se présentera. Il a obtenu son troisième mandat, c'est déjà quelque-chose. Il a obtenu ses mandats par la faiblesse de ses adversaires. Sherbrooke est un comté qu'on peut prendre avec un gros nom et une organisation solide ».

Rappelons que M. Charest est député de Sherbrooke depuis 1998 et Premier ministre du Québec depuis 2003. Le Premier ministre Charest a porté bien haut le flambeau de l'immobilisme que lui a tendu le précédent gouvernement péquiste.

Je crois également que l'ADQ ne doit pas baissé les bras. Les récents déboires électoraux sont encore palpables dans l'organisation de certains comtés ? So what ? Tant et aussi longtemps qu'il y aura un électorat accessible à l'ADQ, nous pouvons conserver l'espoir de former un jour le gouvernement du Québec. Les prochaines élections provinciales auront lieu au moins deux ans après l'entrée en scène d'un nouveau chef adéquiste. Ça lui laissera suffisamment de tant pour redonner du lustre à notre parti, de monter une équipe du changement et de rallier cet électorat de centre-droite ouvert au changement.

Comment peut-on rendre le système de santé public plus efficient ?



On peut en dire ce qu'on veut, mais les dépenses gouvernementales en santé seraient mieux contrôlées !

Qui est Yvon Thivierge ? (3)

C'est avec grand plaisir que je parle à nouveau d'un personnage plus grand que nature : Yvon Thivierge. J'en ai déjà parlé dans deux posts mémorables : ici et ici.

Rappelons-nous que M. Thivierge est un collaborateur du journaliste de La Presse et blogueur de cyberpresse.ca Richard Hétu. Nous avions découvert que cet enseignant et traducteur parlant quatre langues est anticapitaliste, antiaméricain, laïciste intégriste, 911-truther et catholique-anti-Pape. Il avait reçu la visite de la GRC puisqu'il aurait implicitement adressé des menaces de mort à l'endroit du 43e président américain George W. Bush alors qu'il était au pouvoir. De plus, le bonhomme a eu plusieurs blogues sur lesquels on pouvait trouver des propos haineux ainsi que plusieurs photos de pornographie homosexuelle. Les blogues en question ne sont pas classés 18 ans et plus. Il tient une ambiguïté malsaine sur son âge. Ses propos laissent croire qu'il est au minimum dans la cinquantaine avancée alors que son profil sur un réseau social lui donne 33 ans.

Je vous en reparle parce que j'ai été témoin lundi de son discours 911-truther. Le personnage est encore plus incroyable que je ne le pensais. Voici ses commentaires à la suite du dernier post de Hétu sur le 11-Septembre :
Je n'ai pas inclus les commentaires hors-sujet (blagues entre Hétutistes, etc.).

Al-Qaeda derrière les attaques? Mais George Bush a proclamé que c’était Saddam Hussein! Alors tout ce beau monde ment ou tous disent des vérités différentes voire contradictoires. Mdr !

“La conspiration du 11 septembre 2001″ (vidéo):
hyperlien

Le complot du 11 septembre 2001. Voyez un missile tiré sur le Pentagone à partir d’un avion (vidéo):
hyperlien

krash et al. Le 11 septembre 2001 est un complot, selon l’association ReOpen911 (vidéo):
hyperlien

Les théories du complot concernant les événements du 11 septembre 2001 sont nombreuses et avancées par les plus grandes sommités du ce bas monde:
hyperlien

Ceux qui moussent et propagandisent la version officielle des événements du 11 septembre 2001 ne sont-ils pas les mêmes qui encouragent les “birthers” et mettent en doute la nationalité ou le lieu de naissance d’Obama (vidéo)?

matle_. Mais si les deux conspirations ou complots s’avéraient, lequel serait le plus dévastateur: les événements du 11.09.01 un coup monté de l’intérieur ou le faux certificat de naissance d’Obama qui serait né au Kenya?
Et si je disais à M. Thivierge que Richard Dawkins affirme que Peter Pan existe, ferait-il ses bagages pour Neverland ? Il y a de ces gens qui sont prêts à croire n'importe quoi...

South Park s'est payé la tête des 911-truthers dans l'émission Mystery of the Urinal Deuce.

mardi 28 juillet 2009

Si vous ne comprenez pas Gendron...

Si vous avez lu le billet de Stéphane Gendron ce matin dans le Journal de Montréal et que vous ne savez pas à quoi il fait référence en parlant de "show de truck", je vais vous éclairer un peu.

Voici de quoi ont eu de l'air les rues de Huntington en fin de semaine dernière :



C'est en voyant une scène de la sorte que des écocondriaques ont cru bon rappeler aux bonnes gens qu'il fallait dénoncer "l'empreinte écologique" de l'événement. Rappelons que le show de truck était organisé pour venir en aide financièrement aux enfants malades du coeur. J'aurais voulu voir les écocondriaques aux drags de truck de Mont-Laurier il y a deux mois alors que j'y étais moi-même !



Une empreinte écologique, les camionneurs en leur auraient laissée toute une ! À quand des drags de truck sur le Plateau ?

Blague à part, les écocondriaques ont déjà gagné la guerre de l'opinion publique. Les événements de ce genre peinent maintenant à avoir des commanditaires (privés) puisqu'on ne veut plus s'associer à un événement perçu comme étant peu respectueux de l'environnement.

lundi 27 juillet 2009

Mode de scrutin : pour la proportionnelle ou non ?

Je suis de ceux qui jugent qu’une réforme du mode de scrutin n’est vraiment pas nécessaire. Le mode de scrutin pluralitaire actuel (first-past-the-poll) est ancré depuis longtemps dans les mœurs politiques d’ici. Il a notamment comme avantage d’être facile à comprendre pour les électeurs et de générer des gouvernements majoritaires de façon quasi systématique.
(Je n’aime pas les gouvernements minoritaires parce que chaque politique publique est d’abord perçue, par les gouvernants, comme un dossier politique pouvant potentiellement avoir une incidence électorale à court terme et ce dès le début d'un mandat.)

Les électeurs de la Colombie-Britannique (à deux reprises), de l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard ont d’ailleurs voté contre une réforme du mode de scrutin lors de quatre référendums survenus au cours de la décennie actuelle. Chaque fois, on a proposé à la population un mode de scrutin mixte (système hybride entre le mode actuel et la représentation proportionnelle).
Pour plus d'infos : ici, ici, ici et ici.

Or, l’Action démocratique du Québec est en faveur d’une certaine proportionnalité, comme en fait foi la plate-forme électorale de 2007 et le programme électoral de 2008 qui proposaient de "réformer le processus démocratique, notamment par l’introduction d’un mode de scrutin proportionnel et la tenue d’élections à date fixe". Si l’ADQ continue d’être en faveur d’une forme de proportionnalité, voici ce que je propose : un système proportionnel de compensation.

Selon moi, la meilleure façon d’expliquer le modèle que je propose, c’est de l’illustrer. Prenons par exemple les résultats des élections de décembre 2008 dans les circonscriptions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine :
La nouveauté : on ajoute un siège à l’Assemblée nationale pour l'ensemble de toute la région. On l'attribue selon la méthode d’Hondt de la plus forte moyenne.
Le siège irait donc au PQ parce qu'il s'agit de la meilleure façon d'optimiser l'importance de chaque vote n'ayant pas eu une incidence déterminante dans une circonscription. On peut prendre comme autre exemple la Capitale-Nationale, où la différence entre le PQ et l'ADQ aurait été très faible. En fait, 2000 votes de plus dans l'ensemble de la région aurait permis à l'ADQ de devancer le PQ pour l'obtention du siège compensatoire de cette région.
Après avoir fait l'exercice dans les 15 régions (j'ai divisé le Québec en 15 sans raison particulière), je suis parvenu aux résultats ci-bas. Ceci étant dit, sachez que je préconise aucunement l'augmentation du nombre de sièges à l'Assemblée nationale. Le modèle élaboré ne sert que d'exemple pour illustrer le type de réforme que je propose.
Avantages de cette réforme :
1) On ne s’attaque aucunement aux "moeurs électoraux". L'électeur continue d'avoir un seul vote, ce vote étant destiné à un candidat de la circonscription.
2) On peut parvenir à donner un poids démographique un peu plus grand aux régions si on attribue un siège compensatoire à chacune des 17 régions administratives du Québec sans égard à la population de chacune d'elle (ce n'est pas ce que j'ai fait dans mon modèle). De cette façon, il ne serait plus nécessaire de conserver des différences ridicules entre deux circonscriptions au nom de la sacro-sainte importance de ne pas diminuer le poids représentatif des régions. Il est à mes yeux scandaleux que le vote d'un électeur de Matane (27 919 électeurs) vaut plus que le double que ce que vaut mon vote (je reste dans Chambly, circonscription de 59 086 électeurs).
3) Les gouvernements majoritaires seraient très fréquents. Les gouvernements minoritaires, cas exceptionnels avec notre mode de scrutin, demeureraient des situations assez inhabituelles. Pour ce qui est du présent gouvernement Charest (minoritaire selon mon modèle), rappelons-nous que sa majorité actuelle est loin d'être écrasante. De plus, les quinze régions de mon modèle ont été délimitées de façon arbitraire. Peut-être ai-je désavantagé injustement - et très légèrement - le PLQ ?
4) Chaque vote aurait une plus grande probabilité de compter. Parlez-en aux électeurs adéquistes dans Taschereau ou dans Jean-Talon. L'ADQ n'a passé qu'à 2000 votes, dans toute région de la Capitale-Nationale, à obtenir un siège supplémentaire. Il est prudent d'affirmer que certains adéquistes de Taschereau et de Jean-Talon avaient le pressentiment, le 9 décembre, que leur vote n'aurait rien changé. Peut-être certains ont-ils décidé de ne pas aller aux urnes pour cette raison ? Cela dit, la réforme en soi ne constitue aucunement un avantage pour l'ADQ ou pour quelconque parti. Elle pourrait contribuer à augmenter, de façon très modeste, la participation électorale.

Désavantages :
1) Le modèle que j'ai utilisé semble suggérer une augmentation du nombre d'élus (j'y suis réfractaire).
2) Pour éviter une augmentation du nombre d'élus, on pourrait divise le Québec en environ 105 ou 110 parties au lieu de 125. Les sièges distribués de façon compensatoire amèneraient le total à 125. Or, étant donné que les élus n'aiment pas nécessairement qu'on modifie les limites de leur circonscription, il s'agit, en quelque sorte, d'un désavantage.
3) Certains se demanderont pourquoi changer de mode de scrutin pour un changement aussi peu drastique. En effet, ce n'est pas vraiment très proportionnel...
4) Selon moi, les élus issus de l'ensemble d'une région ne devraient pas avoir une enveloppe budgétaire discrétionnaire comme les députés élus dans leur circonscription. Deux députés d'une même législature provenant de deux partis différents qui peuvent donner des bidous à des associations locales d'une même municipalité de façon non coordonnées, ça pourrait peut-être puer le clientélisme...

Finalement, je veux rappeler que je ne suis pas favorable à une réforme du mode de scrutin. De toute façon, quand l'ADQ formera le gouvernement du Québec, ça ne sera pas grâce à un mode de scrutin, mais bien parce que les électeurs auront pris cette décision (quoique les Libéraux de 1944, de 1966 et de 1998 n'en diraient pas autant). J'ajouterais que la réforme que j'ai exposée permettrait à l'ADQ de rester cohérente avec ses positions antérieures tout en ne modifiant que très légèrement un système que les électeurs connaissent très bien et duquel ils ne veulent probablement pas se séparer.

samedi 25 juillet 2009

Monopole sur monopole

La seconde que j'ai su que les mécaniciens de locomotive et les chefs de triage de VIA Rail sont en grève, une certaine vidéo m'est venue à l'esprit. La voici.

vendredi 24 juillet 2009

Les deux courants du conservatisme canadien

Je viens de lire le texte que Waller R. Newell a pu faire publier dans The Gazette. Je n'y ai pas vraiment appris grand chose, mais ça peut néanmoins permettre à des gens d'acquérir une connaissance de base sur les deux forces principales composant le conservatisme canadien : soit les Red Tories et les Blue Tories. Ce sont deux termes que j'utilise fréquémment pour faire la distinction entre les deux familles conservatrices, alors que Newell utilisent les expressions Western Conservatives (les Blue Tories) et Tories (les Red).

Le texte est disponible ici.

J'ai copié ci-bas trois paragraphes du texte (constituant environ le tiers de celui-ci) :

Historically, it has developed in two main directions. One is mainly western, libertarian, favours small government, and is partial to fundamentalist Christianity. The older conservatism is Tory, based mainly in central and eastern Canada. It is statist and corporatist (Canada as a "community of communities"). Its founders were Victorians like John A. Macdonald and its closest parallel was the "Tory Democracy" of British Conservatives like Benjamin Disraeli, a cousin of the Canadian "Red Tory."



Tories believed conservatism should create the welfare state both as a moral duty to society and to stave off the appeal of the left. Hence, Progressive Conservative premiers of Ontario such as Leslie Frost, John Robarts and Bill Davis often led the rest of the country in establishing the welfare state. Their British counterparts were statist Tories like Harold Macmillan and Ted Heath.



Western "reform" conservatives, by contrast, looked southward to the "movement conservatism" originating in the American West, also libertarian and fundamentalist, whose representative figures were Barry Goldwater and Ronald Reagan, and whose British parallel was the radical free-marketer Margaret Thatcher. But there can never be a pan-Canadian version of movement conservatism, a coast-to-coast political crusade like Reaganism, because the old Toryism of central Canada will always stand in the way.

Pour ma part, je suis un Blue Tory. À cela je dois apporter deux précisions. Primo, le fondamentalisme chrétien ne me laisse ni chaud ni froid. Si les Conservateurs peuvent compter sur les Chrétiens évangéliques, tant mieux pour eux. On trouve parmi eux de bons militants. Mais ne comptez pas sur moi pour défendre systématiquement leurs prises de position. Deuzio, en tant que Québécois, j'adhère à la notion des deux peuples fondateurs. Je rejette donc catégoriquement le principe des dix provinces égales. Je le rejette non seulement à cause de mon appartenance à la nation québécoise, mais aussi parce qu'il est à mes yeux tout à fait normal que l'Ontario ait un poids politique bien plus important que l'Île-du-Prince-Édouard. Je n'ai aucun problème avec le fait que le vote d'un seul Ontarien vaut autant que le vote d'un seul Prince-Édouardien. Cela étant dit, je suis néanmoins favorable à une réforme du Sénat afin qu'il devienne plus représentatif du Canada d'aujourd'hui.

jeudi 23 juillet 2009

Réflexions du moment

Barack Obama n'a pas été tendre avec le policier qui a arrêté le professeur de Cambridge Henry Louis Gates Jr. Vous connaissez probablement les circonstances de l'arrestation (sinon cliquez ici). Si on peut s'entendre qu'il est malheureux que les forces de l'ordre aient dû intervenir alors qu'il ne se passait absolument rien de criminel, nous devons néanmoins dénoncer le comportement inacceptable du Dr Gates. Il n'a pas obtempéré aux ordres du policier et il s'est montré agressif à son endroit. Autrement dit, il n'aurait rien dû se passer, mais il faut admettre que si Dr Gates, préalablement malchanceux que la police se pointe à son domicile pour rien, a été l'artisan de son propre malheur en ne respectant pas les forces de l'ordre. Barack Obama, quant à lui, a manqué une bonne occasion de prendre du recul et d'appuyer le policier en question. C'est dommage qu'il supporte son ami en s'en prenant publiquement à un policier devant le peuple américain, alors que Dr Gates semblait voir des discriminations raciales dans son bol de céréales lors de cette triste journée. Voir la réflexion d'un chroniqueur de Cleveland.

Avez-vous vu que ... ?


La Corée du Sud est une démocratie relativement jeune. Je sais que ceci n'explique pas cela, mais bon.



On peut se demander quelle aurait été la performance de nos politiciens dans une telle brasse-camarade. Est-ce que Dave Turcotte aurait eu le dessus sur Tony Tomassi ? Est-ce que les membres de l'Assemblée nationale auraient fait front commun contre Amir Khadir ? Yves-François Blanchet et Jean D'Amour knock-outés avant même le début des hostilités à cause de la brosse de la veille ? Un duel Bonnardel-Normandeau ? À Ottawa, quel adversaire Luc Malo le costaud aurait pu affronter ? Peut-être Leona Aglukkaq... S'il n'y a pas d'anciennes nannys au Parlement, Ruby Dhalla aurait-elle tout de même maltraité autrui ? Et finalement, qui Stéphane Dion aurait-il mordu ?

Notre vie parlementaire pourrait être tellement plus excitante...

Saviez-vous que ... ?

L'Islande fait application pour devenir membre de l'Union européenne d'ici trois ans. J'ai appris ça dans un article d'Al Jazeera English. La conclusion de l'article est la suivante :
Iceland, with its population of about 320,000, would become the EU's smallest member if its entry is approved.
Ma première réaction : "Pouhahaha. Quel journaliste minable. Ne sait-il pas que Malte est membre de l'U.E. ?". Or, Malte compte plus de 400 000 habitants. Mea Culpa.


Le choix des mots

Concernant les lock-outés du Journal de Montréal, voici les titres et sous-titres des articles des grands quotidiens montréalais traitant le sujet :

Journal de Montréal : Intrusion au Journal. Un triste événement.
La Presse : Coup d'éclat au Journal de Montréal. Les lock-outés bravent une injonction pour souligner les six mois du conflit.
Le Devoir : En conflit depuis janvier 2009 - Les syndiqués du Journal de Montréal entrent de force dans la salle de rédaction.

Seul Le Devoir a un titre approprié.

lundi 20 juillet 2009

J'appuie Éric Caire

En décembre 2008, j'ai suivi l'élection de mon salon et de l'université. Je n'avais ni le goût ni le temps de m'investir. L'ADQ était le seul parti qui pouvait potentiellement m'attirer. Or, sous le leadership de Mario Dumont, l'ADQ ne me semblait pas être le véhicule pouvant faire avancer le Québec dans la direction approprié. Je déplorais, comme plusieurs, le manque de cohérence idéologique de l'ADQ et sa timide performance à l'Assemblée nationale. Je me suis réjoui lorsque des adéquistes notoires ont publiquement fait ce genre de constat après les élections du 9 décembre et la démission de M. Dumont. Si vous ne comprenez pas ce à quoi je fais allusion en évoquant le manque de cohérence idéologique de l'ADQ, je vous laisse à la plume de Vincent Geloso.
Quand l'ADQ se dit de centre-droit et qu'elle pose des affiches liant la hausse des seuils d'immigration et le déclin (fictif) du français à Montréal, ca n'a pas l'air de centre-droit. Ca donne plutôt l'image de l'extrême-droite nationaliste. Quand on propose des politiques d'achat local pour les contrats gouvernementaux au lieu de respecter l'argent des contribuables en le dépensant le plus efficacement possible, ca fait parti protectionniste antimarché. Quand on propose un Bureau de l'Investissement et de la Prospérité et un retour aux politiques d'intervention de la Caisse de Dépôt dans l'économie québécoise, ca fait parti interventionniste et dirigiste. L'image attribuée à la droite à cause de positions aussi ridicules est celle d'une cause populiste et passagère qui monte et descend avec les vagues de l'opinion publique. Est-ce vraiment une image que les gens de droite veulent avancer?
Le député de La Peltrie Éric Caire ne l'a jamais caché : l'ADQ a fait des erreurs lors de son passage à l'Opposition officielle. Il veut désormais que l'ADQ soit un parti plus rigoureux.

Au cours de la première moitié de l'année 2009, j'ai suivi la course à la direction de l'ADQ de l'extérieur. J'ai rapidement eu un penchant pour M. Caire, mais je ne voulais pas prendre position avant un certain temps, question d'être certain de faire le bon choix. Après tout, je ne connais aucun des candidats personnellement. Il m'apparaît maintenant clair que M. Caire serait le chef idéal pour l'ADQ. Il est un homme politique partageant entièrement ma préoccupation envers l'état lamentable de nos finances publiques et l'inéquité intergénérationnelle qui en découle. Il est doté d'un talent oratoire. Il croit à la liberté et à la responsabilité individuelle sans avoir l'air d'un idéologue de droite. Il a fait ses preuves, en tant que parlementaire, qu'il possède une grande capacité d'adaptation et qu'il sait confronter de nouveaux défis. De plus, je crois davantage à son électorabilité qu'à celles des autres candidats. En somme, Éric Caire ferait un excellent chef pour l'ADQ.

Plus tôt aujourd'hui, je suis devenu membre de l'Action démocratique du Québec après avoir décidé, après mûre réflexion, d'appuyer la candidature d'Éric Caire à la direction de l'Action démocratique du Québec. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas un nouveau venu qui veut parasiter le parti. Ne me considérez pas comme un ancien péquiste jugeant que l'ADQ devrait être un parti centriste et nationaliste. Ne me considérez pas comme un Conservateur qui désire, d'abord et avant tout, un rapprochement entre le PCC et l'ADQ. Comme vous pourrez sans doute le constater ici, je suis plus un adéquiste qu'autre chose. Je joins l'ADQ en ayant la profonde conviction qu'il s'agit du principal vecteur de changement au Québec.

Or, M. Caire me donne le sentiment qu'un autre Québec est possible. Un Québec animé non pas par l'immobilisme et le manque de courage, mais plutôt par "une droite humaniste qui ne renie pas les obligations de l’État envers les plus démunis de la société. Une droite qui refuse le nivellement vers le bas et le laxisme envers les abus de toutes sortes" (Pierre Morin). M. Caire n'est pas un politicien de carrière. Il a un background personnel bien à lui qui le distingue avantageusement de M. Charest et Mme Marois. Pas du genre à dire une chose et à en penser son contraire. Lorsque M. Caire dit rêvé "d’un Québec où l’on refuse le décrochage scolaire, l’endettement de nos enfants, et les conditions de vie indignes de nos personnes âgées", je ne vois pas de la rhétorique. Je vois ce que M. Caire rêve.
« J’ai choisi de faire de la politique active pour combattre la médiocrité et pour en finir avec cette culture de la résignation qui caractérise l’alternance au gouvernement des libéraux et des péquistes. Incapables de reconnaître publiquement que le modèle québécois est le produit d’une époque révolue, nos dirigeants ont manqué du courage le plus élémentaire : celui de nommer les choses. J’aspire à diriger l’ADQ pour m’assurer que notre parti aura la détermination et la résolution de réaliser la nécessaire rupture avec la cure de sommeil que l’on continue de nous prescrire malgré les inquiétants signaux d’alerte qui nous parviennent des horizons économique, éducationnel, culturel, environnemental, sans oublier celui, catastrophique, de la santé. »
À la tête de l'équipe du changement, Éric Caire convaincra les Québécoises et les Québécois d'opter pour les réformes qui s'imposent. Après tout, contrairement au PQ et aux Libéraux qui sont parasités par différents groupes de pression qui confondent leurs propres intérêts avec ceux des contribuables, l'ADQ fera montre de courage politique et s'attaquera aux problèmes structurels de la gouvernance québécoise. La Révolution tranquille, il faut la dépasser, ça urge !

Du 20 juillet 2009 au 18 octobre 2009, je militerai donc pour Éric Caire.

SITE OFFICIEL DE LA CAMPAGNE D'ÉRIC CAIRE : VOIRPLUSGRAND.CA

mercredi 15 juillet 2009

Campagne de peur (et de mensonge)

Une informatrice m'a imprimé un courriel qu'elle avait reçue. Le genre d'email qu'il faut retransmettre à tous nos contacts pour le bien d'une cause. Le voici :

Les passages soulignés sont sensés être des hyperliens, mais puisque je n'ai reçu qu'une version imprimée du courriel, je ne sais pas vers quels sites les internautes étaient redirigés en cliquant sur les liens. Les numéros entre paranthèses en gras et italiques réfèrent à mes commentaires.

Titre : FW : Assurance-maladie du Québec Important

VOTONS !!! C'est pour NOTRE avenir ! IMPORTANT !!

Savez-vous qu'au Québec d'ici 3 ans il n'y aura plus de système de santé public (1) !
Si nous ne faisons rien c'est cela qui va se produire! Penser à vos enfants, à vous, à vos parents et à tous les gens que vous aimez! Ce sont des milliards de dollars que les Québécois auront à débourser pour se faire soigner (2), et si tu n'as pas les moyens, c'est de l'endettement et pire la mort et la souffrance (3) !

MAIS il y a peut-être une solution!


Si tous les Québécois et Québécoises vont voter sur ce lien, contre le système de santé privé, nous avons peut-être encore une chance de vaincre la grosse machine gouvernementale (4) ! S.V.P. Envoyez ce message à tous... Le plus de gens qui vont voir ce message, le plus de gens vont aller voter! Ce message en est un d'espoir! Je suis tanné(e) que les gens du Québec subissent sans se défendre (5) ! On nous donne une chance de faire entendre notre voix! Alors prenez 2 minutes de votre temps, pour que plus tard vous puissiez prendre le temps de guérir!

www.votezsante.com

Et faites suivre s.v.p.

Anick Lepage M.A.
Directrice Générale
Droits et Recours Santé Mentale
Gaspésie les Îles
60, boul. Perron Ouest
C.P. 258, Caplan, Qc
G0C 1H0
418-388-2506
1-800-463-6192
Fax : 1-418-388-2416
www.droitsetrecours.org


Mais quel message ! On y trouve même des passages lyriques ! (1) Il est navrant de voir que le texte se base sur un mensonge éhonté : Plus de système de santé public au Québec dans 3 ans ! Plus rien ! Nada ! Aucun pays industrialisé n'a aucun système de santé public. Nous savons tous que les décisions de nos politiciens sont influencées par le marché politique. Est-ce que ça serait rentable politiquement d'abolir la présence du public alors que seulement 16% des Québécois voudraient qu'on applique un peu plus le principe d'utilisateur-payeur en santé que maintenant ? Est-ce que le PLQ prône le désengagement total de l'État en santé ? C'est vraiment n'importe quoi ! De toute façon, cela contreviendrait à l'article 8 de la Loi canadienne sur la santé. Pouvez-vous imaginer nos politiciens québécois cracher sur des transferts fédéraux ? Moi non plus.

(2) Les Québécois dépensent déjà des milliards de dollars pour le système de santé public par le biais des taxes et des impôts.

(3) Dans un système mixte (i.e. public et privé), les citoyens ont le choix d'acquérir des assurances-santé chez une compagnie d'assurance. En libéralisant le marché des assurances-santé, on peut s'assurer que les chirurgies très onéreuses pratiquées dans les cliniques privées ne soient pas seulement disponibles pour les très riches et très puissants.

(4) Vaincre la grosse marchine gouvernementale ? 40% de la machine gouvernementale provinciale provient du système de santé public ! Se battre contre le privé en santé, c'est bien au contraire assurer la pérennité de la toute-puissance des bureaucrates dans le système de santé public.

(5) Je subis des atrocités et je ne me défends pas ? J'ai manqué quelque chose ?

Si vous allez sur www.votezsante.com, vous pourrez voir qu'il s'agit d'une pétition CSN-FTQ en faveur du public en santé et en défaveur du privé.

Les défenseurs du privé comme moi ont tellement de difficulté à faire valoir leurs idées au Québec que c'est de la pure science-fiction qu'imaginer la disparition éventuelle du système de santé public québécois, surtout à court terme. En fait, le cas s'applique à toutes les sociétés.

Petit rectificatif : ce n'est pas tant de la science-fiction ce que Mme Lepage a écrit. C'est plutôt à quelque part entre l'ignorance et la mauvaise foi.

lundi 6 juillet 2009

Staline était tout un leader !

Il était un leader fort et efficace. Disons qu'il parvenait à faire ce qu'il jugeait important. Parlez-en aux Polonais, aux Roumains, aux Lituaniens, aux Lettons, aux Estoniens, aux Allemands de la Volga, aux Tchétchènes, aux Ingouches, aux Tatars de Crimée, aux Coréens, aux Bulgares, aux Grecs, aux Arméniens, aux Kalmouks, aux Meskhètes, aux Balkars et aux Karatchaïs. Vous ne pensez pas comme Staline ? Vous osez contester une de ses politiques ? Manger de la m..., les gulags vous attendent.

Ça, c'est un vrai leader. Les régimes démocrates ne peuvent malheureusement plus en créer un du genre.

Si vous pensez que j'étais sérieux, je faisais référence à cet idiot de première.

Le mot de la fin revient à M. Ecclestone : "À la fin il ne s'est pas perdu, donc il était un très bon dictateur."

jeudi 25 juin 2009

En deuil (2)

Je ne me réjouis pas du départ de François Legault de la vie politique. M. Legault était un lucide soucieux des générations futures et de la pauvreté relative du Québec (par rapport au reste du Canada). Tirant plutôt son héritage politique de Lucien Bouchard. il ne faisait pas partie de la gauche sociale-démocrate qui fait la pluie et le beau temps au sein du Parti québécois. Son départ explique pourquoi il a osé exhorter les libéraux de s'attaquer aux vaches sacrées du modèle québécois. En effet, on peut croire que M. Legault parlait en son nom personnel sans se soucier des froncements de sourcils de quelques apparatchiks péquistes.

La vague lueur de changement provenant du PQ s'éteint. Le faible vent de changement se trouvant au PLQ est asphyxié par le manque de vision et de courage politique du gouvernement Charest. Reste l'ADQ et sa course à la chefferie, pourvu que les gens écoutent. Snobber l'ADQ et les quatre candidats à sa chefferie est le meilleur moyen pour le Québec de continuer de s'enfoncer dans "le déclin tranquille".

En deuil

J'étais de ceux qui voyaient en Mark Sanford le candidat idéal pour battre Barack Obama lors des présidentielles de 2012. Maintenant qu'il a fait un fou de lui, ses ambitions présidentielles ont fondu comme neige au soleil. À mon avis, ce n'est pas tant l'adultère qui cause problème que le scénario burlesque de ce scandale.

C'est vraiment dommage, rarement voit-on un gouvernant être autant inspiré par la liberté individuelle. Peut-être aurait-il dû restreindre la sienne !

Ce que Karl Rove en pense : ici.

Voici un vidéo de Mark Sanford, version pré-juin2009 :


mardi 23 juin 2009

Réponse à Sébastien Proulx

Lettre ouverte de Sébastien Proulx parue dans La Presse ce matin
«L'ADQ n'est pas de droite - Si l'Action démocratique se radicalise, elle ne gouvernera jamais .

Depuis l'élection du 8 décembre dernier, et encore davantage depuis qu'on a abondamment discuté de la course à la chefferie de l'ADQ, il est question de la droite et de la gauche, de ce que devrait être ou ne pas être l'Action démocratique du Québec.

D'entrée de jeu, je dois vous faire cette confidence qui m'attirera certainement les foudres d'une tranche d'adéquistes qui se voit grosse comme un boeuf, mais qui ressemble davantage à la grenouille : je ne suis pas à droite, au sens où le souhaiteraient les dogmatiques, les idéologues et les Jean-François Plante de ce monde.

Lorsque l'ADQ a été fondée (je n'y étais pas), elle l'a été sur la base de valeurs qui nous sont chères. Valeurs qui, à l'époque comme aujourd'hui, ne sont pas la réalité quotidienne des deux formations politiques dites traditionnelles, comme la liberté de choisir ce qui est bon pour soi et le devoir incontestable de cesser d'hypothéquer nos enfants pour les caprices d'aujourd'hui, notamment.

Comme le dit si bien l'ex-députée Marie Grégoire, redonner à l'État du Québec sa capacité d'être généreux, c'est justement cette recherche de créer plus de richesses dans cette société qui s'appauvrit, dans le but évident de mieux préparer l'avenir et surtout, d'en faire bénéficier nos concitoyens, comme nous le ferions pour nos familles respectives.

Je m'inscris en faux

Depuis quelques semaines, revient constamment ce besoin pour certains de réaffirmer qu'ils militent à l'ADQ parce que c'est le véhicule de la droite au Québec. Je m'inscris en faux contre cette pratique. L'ADQ ce n'est pas le véhicule de la droite. Sinon j'en descends aussitôt.

L'ADQ c'est plutôt un parti qui ressemble étrangement à notre société québécoise pour sa grande capacité d'intégration. On y retrouve des gens de droite et des gens qui ont des affinités avec la gauche, on y retrouve des militants qui proviennent des familles souverainistes et fédéralistes, parce que nous acceptons la différence et sommes capables de travailler dans un but commun; servir le Québec et son bien le plus précieux : vous.

Certains prétendent que l'ADQ s'est perdue parce qu'elle ne répond plus aux aspirations de la droite québécoise (existe-t-elle cette droite en dehors de quelques esprits qui s'agitent ?). C'est à mon avis faire le mauvais constat.

Si l'ADQ a perdu son statut et la place qu'elle avait difficilement gagnée en 2007, c'est qu'elle a manqué de crédibilité et de cohérence. Nous aurions promis la lune qu'on ne nous aurait pas crus. C'est cruel vous me direz, mais c'est ainsi.

Économie et humanisme

Si l'ADQ veut retrouver le poids politique qu'elle a perdu et ensuite prétendre offrir aux Québécois d'assumer leur destinée, notre formation devra être bien davantage qu'une agence de diffusion des idées de la droite. Elle devra démontrer son véritable profil, celui d'une véritable troisième voie. Celle où un gouvernement sera capable de concilier développement économique et humanisme, celle où un Premier ministre sera capable de convaincre qu'il a suffisamment d'amour pour le Québec et sa jeunesse pour combattre corps et âmes ceux qui veulent endetter la prochaine génération pour payer l'épicerie.

Pour être cette troisième voie, l'ADQ ne doit pas se vampiriser, pire, se radicaliser. Sinon, elle ne gouvernera jamais.

Si les membres et le prochain chef choisissent de promouvoir et de se définir par l'idéologie de la droite au détriment des raisons et des valeurs qui ont amené les fondateurs à se réunir et à rêver d'un projet de société qui n'est taxé d'aucune étiquette de droite ou de gauche, la route sera longue et ardue.

Si c'est la voie retenue, plusieurs se poseront les questions suivantes : Y a-t-il de la place pour moi? Est-ce que c'est le Québec que je souhaite voir se développer sous mes yeux ? Est-ce un projet de société inclusif pour tous les Québécois?

Déçus, ils quitteront vers d'autres lieux politiques. Et c'est ailleurs que j'irai travailler à construire un Québec meilleur pour mes enfants.

Sébastien Proulx

L'auteur est avocat chez Heenan Blaikie. Il a été leader parlementaire de l'Action démocratique de 2007 à 2008.

Source: La Presse Publié le 23 juin 2009 à 05h00

Réponse de Jean-François Levert, qui sera envoyée à La Presse :

M. Proulx,

Je vous fais une confession d'entrée de jeu : je suis de droite. En suis-je un idéologue ou un dogmatique ? J'espère que non ! Sincèrement, ça ne m'empêche d'être assez pragmatique et lucide pour savoir que si un(e) candidat(e) très conservateur prenait la tête de l'ADQ, ce parti serait marginalisé et aurait un pied dans la tombe. Avez-vous écrit ce texte pour rassurer des gens inquiets de la candidature de Jean-François Plante ou de la proximité entre l'ADQ et les Conservateurs de Harper ? Je l'ignore. Évidemment, il serait dangereux, pour l'ADQ, d'avoir un chef tellement à droite que le centre de l'échiquier politique québécois devienne inaccessible. Cependant, l'ADQ se doit d'être de centre-droite. Ce raisonnement s'explique t-il par mon orientation idéologique ? Non. Par mon dogmatisme ? Même pas proche ! Je crois tout simplement que c'est au centre-droite que l'ADQ a le plus de chances de faire le plein de vote et d'accéder au pouvoir. Les Québécois ont déjà le choix entre un parti souverainiste et sa copie-conforme fédéraliste. Ils ne seront vraisemblement pas emballés par une version autonomiste de ce même modèle.

Vous estimez que l'ADQ a notamment comme valeurs "la liberté de choisir ce qui est bon pour soi et le devoir incontestable de cesser d'hypothéquer nos enfants pour les caprices d'aujourd'hui" ou d'être en faveur de la création de la richesse pour mieux la redistribuer. Parfaitement d'accord. Or, ces priorités sont, au Québec du moins, davantage défendues par les gens de droite ou, si vous préférez, de centre-droite. Vous suggérez que que ces valeurs sont au centre de la fondation de l'ADQ et qu'elles doivent continuer d'inspirer le parti. Parfaitement d'accord ! Mais je me permets de répéter que ce sont des valeurs qui rejoignent plus la droite québécoise que la gauche.

J'en reviens à la première pensée que j'ai eu en lisant votre texte : il s'agit probablement d'une tentative pour rassurer les gens. Quant aux désaccords que j'exprime, j'aime mieux croire qu'ils proviennent de la différence de nos conceptualisations de la droite québécoise. Moi, quand je pense à la droite québécoise le moindrement mainstream, je pense au centre-droite ! Je pense à des gens qui veulent réformer la gouvernance québécoise non pas parce que c'est souhaitable, mais parce que c'est nécessaire si nous voulons atteindre un certain niveau d'équité inter-générationnelle. Si pour vous la droite c'est le Reaganisme, le Thatcherisme ou le Parti républicain (USA), alors vous avez parfaitement raison, l'ADQ n'est pas et ne sera jamais de droite. Quant aux valeurs que vous avez défendues dans votre texte, ça me fait penser immédiatement à cette droite québécoise que je viens de décrire très brièvement.

Vous avez prouvé que vous aviez l'étoffe d'un excellent député et d'un parlementaire redoutable. Vous êtes certes un atout pour l'ADQ et c'est pourquoi j'espère que nous ne quitterez pas le navire si, un jour, le parti s'affirme plus qu'aujourd'hui en tant qu'alternative de centre-droite.

P.S. Un passage m'a fait sourire : "nous acceptons la différence et sommes capables de travailler dans un but commun; servir le Québec et son bien le plus précieux : vous". M. Proulx, à peu près tous les partis politiques dans des démocraties saines peuvent en dire autant !

  © Blogger template Newspaper by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP