jeudi 7 mai 2009

À la antagoniste.net

Je vais prendre le relais de David Antagoniste Gagnon dans sa lutte contre le Hétutistan le temps d'un post.

Richard Hétu a publié plus tôt aujourd'hui un vidéo
pour se moquer des libertariens (qu'il a d'abord nommés libertaires). Je crois que Hétu s'est confondu entre anarchie et libertarianisme. Un libertarien n'est pas pour l'abolition de l'État (à moins qu'il soit anarcho-capitaliste, mais on se s'étendra pas là-dessus). Il veut que l'État se limite à protéger la propriété privée et les libertés individuelles.

Encore une fois, Hétu a manqué de rigueur.

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Vu et lu parmi les commentaires du billet de Hétu :

Un commentaire lucide de ftrudel25 (exitlesgaugauches.blogspot.com):

@ Richard Hétu


Merci pour ce magnifique sujet. Dommage que j’aie dû m’absenter et que j’arrive après le débat. je vais quand même y aller de mon commentaire car, réclamant ce genre de sujets depuis trois jours, je serais fourbe de ne pas y participer.


La vidéo est évidemment une grande caricature. Les libertariens, comme amricanophile et planete-québec, entre autres, les ont décrit, proposent un état minimum pour protéger la liberté de tous et chacun et tracer la ligne entre les libertés de chacun. Pour le reste, c’est le libre-marché qui s’occupe de tout.


De toute façon, c’est ce qui est arrivé pour la crise actuelle, c’est ce qui arrive présentement et c’est ce qui va arriver tant que nous n’irons pas dans un extrême ou l’autre: l’offre et la demande font foi de tout qu’on le veuille ou non. Dans la crise actuelle, le gouvernement américain (de Clinton), dans son désir interventionniste que chaque Américain puisse être propriétaire a demandé aux banques de prendre des risques qu’ils n,auraient pas pris autrement. La demande a augmenté, les banques ont alors abusé des PCAA et à un moment donné l’offre n’a pu continuer à rencontrer la demande. La bulle a explosé et on connaît la suite. Et même la suite, c’est l’Offre et la demande qui la gère. La bourse a chuté, s’est corigée et est acutellement en hausse. Pour de bon? Nul ne le sait. Probablement pas car les effets pervers des plans de relance gouvernementaux ne sont pas encore faits sentir.


Mais pour revenir aux choix que nous avons considérant que l’offre et la demande feront foi de tout, ultimement, de toute façon, on a deux choix: le laisser-faire ou l’interventionnisme.


Si on enlève le gouvernement de la vie de tous les jours, ça responsabilise l’individu. Le gouvernement demeure pour la justice, l’environnement, les affaires étrangères, les affaires nationales, la défense et l’aide sociale de dernier recours (SDF, handicapés, chômeurs, etc.). Ce genre d’état laisserait donc aux libre-entrepreneurs le soin de créer des produits et services adaptés aux besoins des consommateurs. Et l’offre et la demande s’occuperaient de fixer le nombre de joueurs et les prix. Je sais que pour certains, l’offre et la demande n’existent pas et que capitalisme = gros méchants patrons qui abusent de leurs travailleurs et des citoyens mais dans le vrai monde, ça se peut. Le plus bel exemple est la différence entre aler chez un dentiste ou à l’hôpital. Ou chez le chiro et l’hôpital. Ou pire, entre le vétérinaire et l’hôpital. Si votre chien et vous-mêmes avez le même malaise, votre chein aura eu tous ses examens et sera en traitement à la fin de la journée. Tandis qu’un être humain malade… Interventionnisme = gratuité = déresponsabilisation = gaspillage = croyance à l’omnipotence de pousseux de crayon = mauvais service aux gens qui ont besoin.


Car le but du privé n’est pas de faire du profit sur le dos de tout le monde, nonobstant ce qu’Amir et ses disciples veulent vous faire croire en vous abreuvant de vidéos comme celle présentée ici. Le but du privé est d’offrir le meileur service au meilleur prix de façon à conserver le client. Car c’est le client qui assure la pérennité de l’entreprise et c’est l’entreprise qui assure la pérennité du client en lui offrant un bon service au meilleur prix. Que l’entreprise fasse un profit, so what? Le client est content, l’entreprise aussi. Ici, tout le monde chiâle après gouvernemaman. Pourquoi? Parce que le service est pourri et qu’en bout de ligne, il coûte plus cher que s’il était privé.


Ça, c’est ma vision. Peut-être pas la définition intégrale du libertarianisme mais c’est ce que je souhaiterais.


Ce que nous avons, en réalité, c’est un gouvernemaman qui est impliqué dans la moindre décision que nous prenons que ce soit par les programmes sociaux, les services sociaux, les taxes, les registres, etc.. Big Brother existe. Et j’en ai eu la preuve vivante aujourd’hui. En allant dans un bureau du gouvernement, avec mon seul numéro d’assurance-sociale, c’est incroyable le genre de renseignements que la personne avait à mon sujet.


Alors entre un état qui vous espionne dans vos moindres faits et gestes ou un gouvernement qui vous protège mais qui vous laisse libre de faire ce que vous voulez avec votre argent dûrement gagné, vous choisissez vraiment le gouvernemaman?


@ belette


Je pense que wnf y allait d’une métaphore. Mais le fait est que dans un système d’éducation non-public, en tous cas, c’était comme ça lors de mes années de secondaire, c’était par une chaîne téléphonique des clients que les fermetures d’école étaient anoncées. Eh! oui! les capitalistes s’entraident. C’est fou comme on peut se faire des images par fois…


D’ailleurs, saviez-vous que le citoyen américain moyen fait plus de dons et de bénévolat que le canadien moyen? J’ai une amie américaine retraitée qui fait plusieurs heures de bénévolat par semaine. Elle pourrait rester chez elle à consommer tous ces désirs mais a préféré amasser suffisamment d’argent pour vivre sobrement et ainsi pouvoir aider les autres. Et si tel était le but de certains libertariens???


Le gouvernement ne pouvant être omnipotent, l’efficacité et ainsi la création de richesse passe par moins de gouvernement. La création de richesse est la base d’un état en santé et évidemment, avant de distribuer la richesse, encore faut-il en créer. Le communisme ne crée aucune richesse. Ainsi, plus on s’éloigne de la gauche, plus on a un terreau fertile à la création de richesse. Même Keynes était d’accord avec ça à la fin de sa vie. Par contre, pour contredire un intervenant qui a dit que tant que l’on était entre Keynes et Friedman on est correct, je suis d’accord. Le problème c’est que nous sommes entre Marx et Keynes…


Merci encore M. Hétu pour ce sujet!


Et ensuite la réplique gauchisto-réactionnaire de InfoPhile :

@ftrudel25
Vous romantisez et idéalisez le libre marché au point où ce n’en est plus crédible. L’économie de marché repose sur une raréfaction de l’offre. Il laisse en plan une portion importante de la société selon une idéologie qui veut qu’en deçà d’un certain seuil le “client” n’est plus intéressant. Il est out. Cela autant en santé et en éducation que dans l’acquisition de moyens de productions ou dans la consommation quotidienne dont l’alimentation. Fichtrement productif, y a pas à dire. Et on ose parler de création de la richesse? My God, est-ce qu’on joue à donner le sens contraire aux termes que nous utilisons ou quoi? Richesse? Non, contre productivité!
Regardons du côté de l’Amérique du Sud - je sais, il y a dans cet exemple d’autres composantes à la résultante finale, appréciez ma modeste, hem, honnêteté - où les règles telles que vous l’expliquez s’appliquaient. On repassera sur les capacités du libertarisme à créer de la richesse. Une partie importante des populations était laissé pour compte. Heureusement les choses tendent à changer. Mais dites-vous bien que l’émergence de courants socialistes là-bas n’est pas le fruit du hasard. Il résulte de la pauvreté d’une population qui tente de s’en sortir.
Si vous aviez davantage de culture en politique, vous sauriez que les pays d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud ont été spoliés par principalement les multinationales américaines. Lesquels s’appropriaient les meilleures terres à vil prix grâce à la complicité de politiciens locaux corrompus. Ils maintenaient et maintiennent leurs propriétés acquises malhonnêtement et inéquitablement par une féroce répression. Cela vous l’ignorez dans vos considérations sur l’efficacité du libre marché. C’est normal selon vous qu’un peuple soit dépossédé de ses meilleures terres au profit des néo-United Fruit?
Ces multinationales qui ont construit leurs empires sur l’esclavage dans un premier temps, union - oui union, tiens, tiens, tiens - donc de quelques richissimes réunis, rejoints et secondés dans un deuxième temps par des fonds constitués d’économies de travailleurs prospères mais pas richissime, quoique obsédés et à l’affut du demi pourcent de plus en intérêt. Il ne faut pas confondre création de la richesse et création de la cupidité. L’une ne conduit même pas au paradis, tandis que l’autre mène tout droit en enffaires…hé, hé.
Le libertarisme est un idéalisme naïf qui fait grandement l’affaire des possédants, tout comme la soumission des jocr!sses religieux qui sont victimes d’une propagande qui mêle avortement et préceptes du libre marché. Ce qui fait qu’un bon chrétien c’est un bon travailleur soumis, timide, humilité oblige, à revendiquer sa part. Sa juste part. A bas les unions de travailleurs, mais pas celles des exploiteurs pompeusement nommés entrepreneurs, et vive l’insécurité au travail car elle vaut de l’or aux yeux des actionnaires.

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