samedi 30 mai 2009

L'indépendance des sénateurs : on veut plus que ça !

J'ai lu jeudi matin dans Le Devoir, le seul quotidien québécois digne de ce nom, que des sénateurs canadiens veulent devenir indépendants. Ils renonceraient donc à leur affiliation partisane. Les caucus seraient alors formés selon des clivages régionaux, et non pas partisans.

Pendant ce temps, le gouvernement Harper veut mettre en branle une réforme du Sénat. Ça fait partie de l'agenda politique des Reformistes devenus Alliancistes devenus Conservateurs depuis une vingtaine d'années. La plus récente tentative du gouvernement consiste à limiter la durée du mandat des sénateurs à huit ans et à faire en sorte que ces sénateurs soient élus et non plus nommés par la Couronne (de facto par le Premier ministre canadien).

Je salue la volonté des sénateurs de rompre avec le statu quo, mais c'est nettement insuffisant. En fait, on passe à côté de l'essentiel. Je peux fort bien comprendre certains biens pensants pouvant juger que la Chambre haute devrait être structurée différemment que la Chambre basse. Par exemple, on pourrait faire du Sénat une véritable chambre des régions. En effet, les autres chambres hautes des autres fédérations ont généralement comme fonction de représenter les intérêts des États fédérés. Je ne suis pas pour l'idée, mais c'est normal qu'elle puisse être soulevée. Je ne suis pas personnellement pour parce que je crois que les provinces ont déjà des assez bons quémandeurs qui tentent de siphonner le plus possible du fédéral. Vous comprendrez que je fais allusions aux gouvernements provinciaux. De toute façon, une Chambre représentative des intérêts des provinces devraient être composée soit de sénateurs élus par le peuple, soit de sénateurs nommés par les provinces (que ce soit par le législatif, l'exécutif, ou par les deux). Bref, une chambre des provinces est impossible si c'est le PM qui nomme tous les sénateurs. Les sénateurs peuvent bien vouloir se coaliser en blocs régionaux, mais ils n'auront pas la légitimité démocratique de représenter les intérêts des provinces.

Pour une plus grande légitimité

Si tant de personnes sont en faveur de la dissolution du Sénat, c'est probablement beaucoup plus en raison du fait que les sénateurs sont non élus qu'à cause qu'ils sont membres de partis politiques. Que peut-on faire pour rehausser la cote du Sénat dans l'opinion publique ? Quatre idées me viennent en tête. Sont-elles réalisables ?

1) Enlever deux qualifications discriminatoires pour devenir sénateur : permettre aux moins de trente ans et aux plus de soixante-quinze ans d'être sénateur.
Faisabilité de cette réforme : très difficile. Tout le monde et son voisin seront en accord avec ma proposition, mais elle sera néanmoins difficile à instaurer puisqu'elle nécessite un amendement constitutionnel qui requière non seulement des résolutions du Sénat et des Communes, mais aussi "des résolutions des assemblées législatives d'au moins deux tiers des provinces dont la population confondue représente, selon le recensement général le plus récent à l'époque, au moins cinquante pour cent de la population de toutes les provinces (Loi constitutionnelle de 1982). Autrement dit, la règle du 7/50 s'applique (7 provinces représentant au moins 50% des Canadiens). Sur l'enjeu soulevé par ma proposition, ça ne devrait pas être un problème ? Think again ! L'ouverture de la constitution constitue un moment dans lequel toutes les parties (fédéral, provinces, autochtones, name it...) poussent leurs revendications. Dans le cas qui nous intéresse ici, certaines provinces appuieraient cette proposition qu'à la condition où on revoit le nombre de sièges alloué à chaque province au Sénat. On peut penser, par exemple, à l'Alberta et à la Colombie-Britannique. D'autres provinces pourraient avoir d'autres revendications (ex : le Québec voulant avoir comme garantie constitionnelle un minimum de 25% des sièges).

2) Instaurer des mandats d'une certaine durée (de 4 à 8 ans) avec possibilité de réélection ad vitam æternam. Le gouvernement Harper préfère un mandat non renouvelable de huit ans et a déposé un projet de loi en ce sens.
Faisabilité de cette réforme : relativement facile. En vertu de l'article 44 de la constitution de 1982, le Parlement du Canada peut amender l'article 29 de la constitution de 1867. Un seul obstacle : premièrement, les Tories doivent être supportés par un autre parti aux Communes puisqu'ils ne forment pas la minorité (le Bloc, le NPD et les Libéraux ne sont sûrement pas contre la vertu, mais puisque les deux partis socialistes sont pour l'abolition du Sénat, leur appui n'est pas automatique). Or, les Tories tenteront pour la troisième fois de trouver un allié.
À noter : même si l'article 44 de 1982 accorde au Parlement (Communes + Sénat) le pouvoir d'amender l'article 29 de 1867, l'article 47 de la constitution de 1982 indique que si le Sénat refuse d'avaliser la résolution des Communes, les Communes n'ont qu'à réadopter la résolution après le délais de 180 jours que peut imposer le Sénat. En somme, le Sénat ne peut pas bloquer cette réforme.

3) Sous-entendu dans l'énoncé 2 : l'État établit des élections sénatoriales. Les élections ont lieu à date fixe. Sont-elles organisées par le fédéral ou le provincial ? Je m'en fiche. Les Conservateurs désire le faire.
Faisabilité de cette réforme : aucun consensus. À mon avis, facile jusqu'à un certain point. Certains experts, certains sénateurs et certaines provinces (surtout le Québec) estime que le fédéral ne peut pas décider unilatéralement d'organiser des élections sénatoriales (ou de déléguer l'organisation de ces élections aux provinces). Cette théorie est vraie, sans l'ombre d'un doute. Selon l'article 42 de la constitution de 1982, "le mode de sélection des sénateurs" ne peut être modifié que selon la règle du 7/50. Il serait donc très difficile de permettre aux électeurs de décider directement qui sera leur prochain sénateur.
Mais il est possible de faire un tour de passe-passe ! Comme on l'a fait en Alberta dans le passé, il s'agit de tenir des élections consultatives. Le gagnant de l'élection est, par pur hasard, nominé par le Premier ministre du Canada. Encore là, ça serait faisable dans les provinces favorables à la réforme. Si une telle élection aurait lieue au Québec, je n'ose pas imaginer comment se comporteraient les électeurs alors qu'au même moment le gouvernement provincial scanderait l'illégitimité (et peut-être même l'illégalité) de l'élection. En plus, après un changement de gouvernement, un Premier ministre non conservateur pourrait révoquer cette démarche ou tout simplement ne pas reconnaître les résultats de tels élections consultatives.

4) S'assurer d'une représentation plus équitable de toutes les provinces. Par là, je ne fais pas allusion à un nombre égal de sénateurs pour chaque province. Toutefois, il est nécessaire, à mes yeux, que des provinces ayant moins d'habitants qu'une autre n'est pas davantage de sénateurs que celle-ci ! Le tableau suivant illustre bien ce problème qui est un véritable accroc à l'égalité des citoyens devant l'institution parlementaire qu'est le Sénat.

Faisabilité de cette réforme : mission impossible. Le 7/50 s'applique. Je devine que quatre provinces ne voudraient rien savoir de cette réforme. Un indice ? Les quatre sont à l'est du Québec. Évidemment, elles ne voudront pas voir leur nombre de sénateurs être réduit.
On pourrait alors décider d'augmenter le nombre de sénateurs en en ajoutant seulement aux provinces sous-représentées. Encore là, certaines provinces - notamment les quatre mêmes que tantôt - ne veulent peut-être pas voir diminuer le poids relatif des sénateurs provenant de leur région. De plus, les contribuables canadiens veulent-ils un Sénat plus représentatif à ce prix
-là (hausse de l'enveloppe budgétaire allouée au bon fonctionnement du Sénat) ?
En tout cas, depuis le début de l'existence des institutions fédérales, c'est cette voie (l'augmentation du nombre de sénateurs) qu'on a emprunté comme en fait foi le tableau suivant :
Quant aux pouvoirs du Sénat, je n'y vois aucun problème. Pour ceux qui ne le savent pas : "Comme chambre haute du Parlement canadien, le Sénat jouit de tous les pouvoirs législatifs conférés à la chambre basse, à une exception près qui est importante. En effet, aucun projet de loi à caractère financier ne peut prendre naissance au Sénat". J'ai toutefois la conviction qu'un Sénat tirant sa légitimité du peuple pourrait en faire plus que présentement, alors qu'il entérine 99 % des projets de lois dont 95% sans apporter la moindre modification.
Un libertarien pourrait m'apostropher : "Veux-tu vraiment que nos parlementaires en fassent plus ?" J'aurais alors besoin d'une bonne paire de patins fraîchement aiguisée pour répondre à ça !


En somme, disons que les Conservateurs mettent le focus sur les aspects de la réforme du Sénat qui ont le plus de chances d'aboutir. Il est néanmoins prématuré de prédire avec certitude comment se soldera cette autre tentative des Conservateurs. Quant au Sénat, il semble être en mode réaction : que pouvons-nous faire, nous, sénateurs, afin de montrer à la population que nous voulons réformer cette institution sans qu'elle se rende compte que tout ce que nous voulons c'est de ne pas payer le prix qu'aurait une véritable réforme sur nos porte-feuilles et nos habitudes de vie ?

Source : Chapitre 8 de Le Parlementarisme canadien (sous la dir. de R. Pelletier et M. Tremblay) rédigé par É. Montigny et R. Pelletier

vendredi 29 mai 2009

Dans un cinéma près de chez vous

Il est conseillé que les jeunes enfants soient accompagnés par des adultes lors du visionnement du film. Quoique s'ils connaissent Bill Surkis, j'aime autant qu'ils ne soient pas accompagnés !

mardi 26 mai 2009

Stupéfaction

Julie Miville-Deschêne, ombudsman à la Société Radio-Canada, a fait un portrait ô combien critique du monde journaliste québécois. Le message n'est pas renversant en soi, elle n'a qu'écrit ce que j'ai maintes fois entendues, c'est l'identité du messager qui rend ce message si unique.

Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias
Par Julie Miville-Dechêne, magazine Trente, mai 2009, pages 14-15

Il n’y a pas assez de diversité d’opinions et de diversité culturelle dans les grands médias québécois. Le Québec, avec ses 7,6 millions d’habitants, est une petite société. Cette réalité démographique nuit à la diversité. Parlons d’abord des journalistes. Les plus influents appartiennent souvent à la génération des baby-boomers. Et la grande majorité d’entre eux – jeunes ou vieux – partagent la même idéologie. Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. Cela ne les empêche pas de s’être embourgeoisés au fil des ans, grâce notamment à des conventions collectives de plus en plus généreuses. En outre, ils vivent en ville et font partie de la classe moyenne ou même aisée. Il est difficile pour eux de voir venir des phénomènes comme la montée de l’ADQ ou le malaise qui sous-tend le code de conduite pour les immigrants de Hérouxville puisque chacun sait, dans les grands médias, que le Québec est laïc, accueillant et plus tolérant que le reste du Canada… Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent. Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007. Autre réalité : les commentateurs qui filtrent les nouvelles politiques et les interprètes pour notre bénéfice, sauf exception, tous dans le même bouillon. On a souvent l’impression, par exemple, que nos chroniqueurs vedettes se parlent ou s’échangent des textos chaque jour sur leurs BlackBerry, car leurs points de vue se ressemblent. Le nombre de chroniqueurs et de columnists augmente. Est-ce un gage de diversité ? Pas vraiment. Il ne faut pas confondre multiplicité et diversité d’opinions. Des gens comme Hubert Reeves et Nathalie Elgrably, par exemple, ont des points de vue nettement différents sur la réalité qui nous entoure. Mais, dans d’autres cas, les arguments sont archiconnus.

La diversité canadienne

Au Canada anglais, le National Post est un journal conservateur, de droite, et son grand rival, le Globe and Mail, est plutôt centriste. On peut donc lire, dans ces deux quotidiens, des points de vue très variés sur une foule de sujets. Au Québec, la page éditoriale du journal La Presse fait écho aux idées de centre droit, mais, dans l’ensemble des médias, le débat se réduit généralement à un affrontement entre souverainistes et fédéralistes. Et les deux options se définissent depuis longtemps comme étant soit de centre gauche, soit de gauche centriste. En d’autres mots, c’est blanc bonnet et bonnet blanc. Il y a donc tout un débat d’idées qui n’a jamais pu se faire chez nous et qui nous a sauté au visage le jour où Mario Dumont et la droite ont failli remporter les élections. Cette fragilité, qui est la nôtre, limite d’ailleurs tout le discours public. Après le fiasco de la Caisse de dépôt et placement du Québec, quelques personnalités connues sont allées jusqu’à suggérer de scinder la Caisse en trois ou quatre entités distinctes. Mais personne n’a osé dire publiquement que 150 milliards, c’est une somme énorme et l’on n’a peut être pas au Québec la masse critique d’experts financiers pour gérer un magot de cette taille. Celui ou celle qui aurait osé le mentionner ouvertement aurait longtemps souffert d’une telle audace.

L’avenir

Parlons maintenant de l’avenir, c’est-à-dire des jeunes étudiants en journalisme. D’accord, leurs professeurs sont souvent les journalistes baby-boomers dont il est question plus haut. Les finissants en journalisme ne sont pas plus représentatifs de la diversité culturelle du Québec, au dire de ceux qui ont cet objectif à cœur. Aucun organe de presse n’a suivi l’exemple de TQS qui, il y a 20 ans, avait recruté 30 % de ses journalistes montréalais au sein des minorités : Dany Laferrière présentait la météo, entouré de journalistes comme Lakshmi Nguon et Nadia Jawhar. Afin qu’une véritable diversité devienne plus qu’un idéal à atteindre, chaque organe de presse devrait prendre u engagement écrit à ce sujet. Cela serait l’occasion, à l’interne, de débattre cette question et de mesurer l’état de la situation. Radio-Canada et Le Devoir ont déjà inscrit cette obligation de diversité d’opinions dans leurs politiques journalistiques. Mais un tel engagement est loin d’être une garantie : il faut surtout que les journalistes et les patrons de presse soient conscients de leurs propres préjugés et fassent de la diversité une priorité quotidienne.

lundi 25 mai 2009

Aussi bons que les Lions de Detroit

Selon Shikha Dalmia, les Républicains sont une aussi bonne opposition à l'expansion du gouvernement fédéral américain que les Lions de Detroit sont proches de gagner le Super Bowl. Considérant que les chatons n'ont pas gagné un match lors de la saison 2008 de la NFL, faut croire que le GOP a du chemin à faire !

Que dois-faire le GOP pour revenir sur la bonne track ? Grosso modo, Dalmia estime que les Républicains se doivent d'être cohérents intellectuellement et qu'ils doivent défendre la liberté. Une telle approche serait autant mobilisateur et fédérateur. On pourrait peut-être résumer l'approche en trois mots : rompre avec Bush.

Texte en intégral ici.

Dorénavant, tous les billets seront publiés en français et en anglais.

dimanche 24 mai 2009

Amir Khadir est une joke ! (2)

Comme promis, voici ce qu'avait à dire le seul député du Parti communiste lors du passage de Henri-Paul Rousseau à la Commission des finances publiques :

samedi 23 mai 2009

J'aime un peu, beaucoup, passionnément... (2)

Le camp du changement aime de plus en plus Maxime Bernier.

Voici un extrait de la conférence de M. Bernier devant la Chambre de commerce de Calgary.



Si vous avez deux minutes, jetez un coup d'œil au site officiel d'un des seuls députés libertariens à Ottawa.

EDIT DU 25 MAI 2009 : décidément, nous ne sommes pas les seuls qui aiment bien M. Bernier, un politicien qui défend la liberté sans relâche.

Torchon socialiste

Je me rappellerai toujours de ça : ma première semaine à l'université. Je commençais mon bac en science politique. Un des mes profs, que je nommerai pas, nous dit que c'est important que nous nous informions (ah merci pour l'idée, j'y avais jamais pensé...). Il raconte à ses 200 étudiants (approximatif) que tel et tel quotidien est bon ou pas. Je me rappelle que le Financial Times était, à ses yeux, un des tops. Quant aux quotidiens francophones d'ici, seul Le Devoir aurait du bon sens. Encore faudrait-il le lire à chaque jour. Le tout ayant été dit, évidemment, sur un ton condescendant.

Le Devoir : ça l'a d'l'allure ? Ouate de phoque... ?!? Lisez La fronde d'Amir du chroniqueur politique Michel David et on verra si Le Devoir est un journal si fantastique que ça.

Je vous shoote juste les deux premiers paragraphes pour vous convaincre de lire (ou de ne pas lire) le reste de l'article :

Même ceux qui sont agacés par la rhétorique anti-capitaliste primaire de Québec solidaire ont dû sourire intérieurement en entendant Amir Khadir enguirlander Henri-Paul Rousseau et dénoncer la « culture de la cupidité » de « ces nouveaux monarques qui se croient tout permis, et au-dessus de tout jugement ».



Des 125 députés de l’Assemblée nationale, M. Khadir était le seul qui pouvait se permettre une admonestation aussi cinglante, mais il a simplement dit tout haut ce que bien d’autres se contentent de penser. Son collègue libéral de Montmorency, Raymond Bernier, a brièvement protesté pour la forme, mais il ne semblait pas très indigné.

Comme l'osti de colon que je dois être aux yeux du prof que je n'ai pas nommé, je vais continuer de lire le Journal de Montréal au lieu du Devoir. Elgrably, Audet et Facal torchent David bien des fois.

Lance et compte

J'ai déjà vu une meilleure analogie que ça, mais bon...
Score one for the Tories with attack ads

Les MacPherson, The StarPhoenix
Published: Saturday, May 23, 2009


Anyone who is following the NHL playoffs will understand the Conservative strategy in these advertising skirmishes between federal elections.

In hockey, as in politics, you can't win if you're always playing defence. You have to get the puck into the other team's end and make them play defence. That's what the Conservatives are doing with their ads attacking Liberal Leader Michael Ignatieff as a condescending carpetbagger. The idea is to get the puck deep into the Liberal end of the rink and keep it there.

The Liberals tried to shoot it back out by construing the Conservative attack on Ignatieff as a slur on new Canadians, but this is a bit of a reach. For Ignatieff to self-identify as a new Canadian after 34 years out of the country only reinforces the Conservatives' point. It also invites a distinction between Ignatieff and real new Canadians, most of whom were not born and raised in upscale Toronto.

Reaching even further, Liberals and their kindred spirits in the national press argue the Conservatives' attack ads will backfire by revealing their meanness of spirit. That's a good one coming from a party that for years vilified the Conservatives, and the Reform and Alliance parties before them, as rednecks, racists, fascists, sexists, religious zealots, homophobes, reactionaries, hicks, Neanderthals . . . you name it. Remember the Liberal's snide mockery of Stockwell Day's unscientific religious beliefs, as if any faith is scientific? Remember the Liberal campaign ad claiming a Harper government would impose martial law? Remember how Conservatives were demonized for selling out Canada with free trade, a policy the Liberals now endorse?

Conservatives remember very well. They were kept on the defensive and off the scoreboard for 13 years. Then came the sponsorship scandal, a costly Liberal giveaway. Now it's the Conservatives aggressively forechecking, and listen to the crybabies calling for a roughing penalty.

If anything, these Conservative attack ads are mild, and the issues they raise, legitimate. There's nothing wrong, of course, with a Canadian seeking fame and fortune outside the country for 34 years. The question is whether this is an appropriate resume for a Canadian prime minister.

The anti-Ignatieff ads have also served indirectly to expose the Liberals as unprepared. While Conservative ads run on every other TV channel, especially those broadcasting the hockey playoffs, Liberals post their reply ads on YouTube. In terms of a media campaign, it looks like amateurs against professionals. Who would you rather have running the country?

What's interesting about the Conservative ads, at least from a marketing perspective, is how disarmingly rudimentary they appear. As with their memorable "Stand up for Canada" mobile-sign ads in the 2006 election campaign and their Stephane Dion-is-not-a-leader ads last fall, the Ignatieff just-visiting ads make a virtue of low-budget production. They are not aimed at the literati. But since when did the literati ever vote Conservative?

Attack ads are almost as old as politics, but there is something new on the political scene, something we've not seen before.

In spite of gut-wrenching economic turmoil, governments are not as unpopular as you might expect. In B.C., for example, the first province to hold an election since the start of this recession, Gordon Campbell's Liberals won a third consecutive majority. It's the first three-peat ever for a B.C. government. That Campbell could win as he did on the strength of his economic management suggests that voters, uncharacteristically, do not blame him for this recession. Rather, they trust him to deal with it.

This is a sharp departure from the long-standing tradition of turning out of governments when the economy goes south. Instead of change, voters now seem to want stability, at least in B.C.

Federally, the Harper Conservatives seem likewise not to be wearing widespread job losses, gutted pension plans and a bust in real estate prices. Polls show them neck and neck with the Liberals, with Harper ahead of Ignatieff on economic leadership. That's something the Liberals will have to work on, if they ever get the puck back.
Si j'étais le coach des Calgary Tories, je dirais à mes joueurs de tirer le plus souvent possible du côté du bloqueur d'Ignatieff. Pas nécessairement parce que Iggy est meilleur avec sa mitaine, mais plutôt parce que c'est à sa droite.

Et nous savons tous à quel point que notre intellectuel national est plus à l'aise à sa gauche.

mercredi 20 mai 2009

Gouvernés par une gang de bouffons

Répétez la phrase suivante à voix haute et vous allez réaliser que vous dites une absurdité :

L'État québécois utilise l'argent des contribuables pour payer des clowns.

C'est pourtant pas de la fiction.

mardi 19 mai 2009

Amir Khadir est une joke !

Avez-vous entendu parler le député communiste de Mercier Amir Khadir il y a une trentaine de minutes tout au plus ? Il avait droit à une période de questions de dix minutes (gracieuseté des autres partis) avec Henri-Paul Rousseau, alors que ce dernier témoigne devant la Commission des finances publiques.

Comment Amir Khadir a-t-il géré son temps ?

environ 8 minutes : un long monologue dans lequel il insulte Rousseau et toute la classe capitaliste qui exploite le prolétariat. M'enfin c'était peut-être un dialogue ! Le président de la commission Alain Paquet se devait d'intervenir ad nauseam pour rappeler à l'ordre le député communiste.

moins de 30 secondes : il pose la question. (Question complètement stupide en passant. Connaissait-il Paul Desmarais alors qu'il était président de la Caisse ? On dirait vraiment que Khadir pense que les "élites" passent leur temps à voir comment ils vont flouer les prolétaires.)

le temps restant : réponse de Rousseau.

Toute une période de question ! L'histoire dit pas si Rousseau a profité de ces huit minutes de break pour casser la croûte.

Dès que je trouve le vidéo, je le publie sur le blogue. D'ici-là, on trouvera probablement le show Khadir sur un des liens présent sur cette page.

Dans la même veine :

dimanche 17 mai 2009

½ Parizeau + ½ Bourassa = 1 Taillon

Enfin de l'exposure pour la course à la chefferie de l'ADQ !

Quatre articles dans La Presse d'aujourd'hui couvre la course à la chefferie de l'ADQ. Trois des articles présentent chacun des trois candidats annoncés.

On peut suivre la course ici et ici.

Si un élément m'a sauté aux yeux, c'est bien le modèle politique de Gilles Taillon : « Hybride, mi-Parizeau, mi-Bourassa ». C'est quoi ça ? Un keynésien qui ne sait pas s'il doit voter Oui ou Non à Meech ? Je sais que ce n'est pas surprenant en soi comme propos, mais ça m'a surpris quand même !

Je n'ai rien vu dans La Presse qui remet en question mon penchant vers Éric Caire, le seul candidat annoncé qui est, à mes yeux, à la fois porteur de changement et prêt à relever l'énorme défi qui attendra le prochain chef de l'ADQ.

samedi 16 mai 2009

La liberté de presse ? No sé.

Qu'ils soient menés par Fidel, Raul ou un autre trou de cul de cet acabit, plus ça change, plus c'est pareil chez les Castristes.

Cliquez-ici pour un update sur la liberté de presse à Cuba (traduction française : icitte).

À Cuba, les journalistes dissidents militent pour la liberté. Ils sont la cible de la répression du régime castriste.

Aux États-Unis, les journalistes dissidents militent pour la liberté. Ils sont la cible des moqueries du régime obamiste.

Être moins pire que Cuba, c'est même pas un prix de consolation.

Feu la guerre à la drogue ?

J'ai beau être bien informé sur cet enjeu, je demeure indécis. Doit-on légaliser le marché de la drogue ? Si oui, à quel point doit-on réglementer ? Après tout, je ne veux pas que le fils de la cousine de la femme du voisin du mon ami sniffe du Ajax alors qu'il pense consommer de la cocaïne...

Timothy Lynch du Cato Institute :


Ce que le DEA en pense : ici.

Ce que Daniel Audet en dit : ici.

vendredi 15 mai 2009

Encore et toujours : Hétu !

Décidément, Le camp du changement aime parler de Richard Southpaw Hétu. Dans son dernier billet paru au moment auquel je rédige ces lignes, Hétu nous raconte que :

Après le commentateur Max Boot, qui applaudissait mercredi la nouvelle stratégie de Barack Obama pour l’Afghanistan, c’est au tour aujourd’hui du sénateur Joseph Lieberman de saluer la décision du président de rétablir les tribunaux militaires d’exception chargés de juger certains suspects de terrorisme détenus à Guantanamo. Décidément, le chef de la Maison-Blanche semble être en train de se gagner les faveurs des néoconservateurs, qui l’ont aussi complimenté pour sa décision de stopper la publication de nouvelles photos de sévices pratiqués par le personnel militaire américain en Afghanistan et en Irak.



À la décharge du président Obama, il faut dire que son administration améliorera les garanties légales des suspects de terrorisme. Le nouveau cadre légal écartera notamment les confessions obtenues sous la torture et limitera les témoignages relevant du oui-dire. Mais cela est très loin de satisfaire les critiques de la justice d’exception, comme on peut le constater dans ce billet du blogueur Glenn Greenwald.

De un, c'est pas parce qu'Obama a l'appui de Boot et Lieberman qu'il a forcément l'appui des néocons ! Je repète : Lieberman !! Disons, à la limite, que la déduction de Hétu (Lieberman représentatif des néocons) est défendable... Disons, donc, que je lui donne un break...

N'empêche qu'il commet une faute vraiment monumentale par la suite ! Et que là, je ne lui donne pas de break ! Il a bien écrit "À la décharge du président" ! "À la décharge" ! Comme si les néocons étaient une bande de lobotomies sur deux pattes de qui on ne veut jamais avoir l'appui de peur de passer pour une imbécile imcompétant ! Pire (et j'ai bien peur que ce soit le cas), c'est comme si c'est MAL d'avoir l'appui des néocons ! Quand on applique une vision manichéenne à l'analyse politique, c'est le temps de changer de job ou d'écrire pour Reactionism Watch (ou de se porter candidat pour Québec Solitaire)... J'ai beau ne pas être néoconservateur, je ne pense pas que les néocons incarnent le BIEN ou le MAL et je ne pense pas que d'avoir leur appui est une BONNE chose ou une MAUVAISE chose. Ils sont une force politique (c'est relatif, je le sais...) avec leur idéologie propre à eux. Pas plus que ça.

En relisant le texte d'Hétu, je crois plutôt qu'ils ne visaient pas directement les néocons, mais plutôt les gestes d'Obama (ceux qui auraient reçu l'appui des néocons). Encore là, l'utilisation de l'expression "À la décharge" nous laisse croire que les actions énumérées dans le premier paragraphe sont MAUVAISES, alors que celles énumérées dans le deuxième paragraphe sont BONNES (ou meilleures). La question ici n'est pas de savoir si je suis en accord ou non avec ce que Hétu pense. La question ici est d'avoir plus de rigueur journalistique pour ne pas laisser transparaître ce qu'en pense le journaliste. Hétu a beau avoir écrit ça en tant que blogueur chez cyberpresse.ca (et pas tenu par la rigueur journalistique), n'empêche qu'il est d'abord et avant tout journaliste dans La Presse et que j'aimerais que l'un des deux seuls correspondants aux États-Unis du journal dont je suis abonné n'affichent pas constamment ses biais sur les billets de son blogue.

Après la critique, la suggestion :

à la place de :
À la décharge du président Obama, il faut dire que son administration améliorera les garanties légales des suspects de terrorisme.
écrire :
D'autre part, l'administration Obama accordera de nouvelles garanties légales aux suspects de terrorisme.
Peut-être pas parfait, mais c'est déjà mieux.

Ça sent la paranoïa me dites-vous ? Et j'en suis fier !

P.S. J'ai remarqué que j'ai réussi à placer le mot "manichéenne" dans chacun de mes deux derniers billets ! Non, ce n'est pas un mot que je viens de découvrir ! Mais j'aurais pu trouver un autre mot que "vision" pour précéder à "manichéenne". Disons que deux fois "vision manichéenne" en deux billets, c'est ordinaire en ta ! Je devrais faire appel au collaborateur de Richard Hétu Yvon Thivierge pour enrichir mon vocabulaire. Après quoi, j'aurai certainement la compétence d'afficher des photos homosexuelles pornographiques sur mon blogue.

Si vous avez deux minutes...

Je vous conseille ces lectures suivantes :

L'article de Efraim Halevy sur l'importance d'éliminer l'influence de l'Iran en Terre Sainte ;
Le billet de Paul Walker sur l'amende que l'Union Européenne a imposé à Intel ;
Le billet de Ben Southwood sur les raisons, selon lui, de la crise du crédit actuelle ;
L'article de Dennis G. Smith sur l'impact sur le fédéralisme américain qu'aurait la réforme du système de santé américain proposés par le congrès (majoritairement formé de membres du "Democrat Socialist Party") et par Barack Stimulus Obama.

Si vous avez un autre deux minutes :

Du révisionnisme historique sur la révolution industrielle. Enfin une historicité qui ne se fonde pas sur une vision manichéenne... En cette fin de semaine, je me demande d'ailleurs si je ne verrai pas un jour une nouvelle interprétation dominante des Rébellions 1837-38 des Patriotes. Présentement, c'est fou comment ce sont les souverainistes qui croient détenir le monopole de l'héritage politique des Patriotes. Un peu de lecture sur Wikipedia pourrait aider bien du monde à y voir autre chose qu'une bataille entre deux peuples antagonistes. J'oserais dire que si Londres aurait offert aux Patriotes de quoi de semblable à la Constitution de 1867, ils auraient été plus que combler ! On peut être en accord ou non avec les moyens employés par nos ancêtres, mais une chose est sûre : ils se sont battus contre le colonialisme et pour une véritable démocratie. Point. C'est pas plus compliquer que ça.

Dix ans et trente ans après les Patriotes, les Québécois ont acquis des droits démocratiques qu'ils n'avaient jamais eus (gouvernement responsable + gouvernement provincial souverain dans ses champs de compétences) depuis le début de la colonie 250 ans plus tôt. Les Patriotes qui étaient toujours vivants devaient en être bien satisfaits.

Mais ça, Hétu n'en parlera pas...

Oops. C'est l'habitude.

lundi 11 mai 2009

God help us

"Bonjour Dieu. C'est moi, Jean Charest. J'ai besoin d'aide. Je sais pas si je dois encore piler sur mes principes ou non. J'ai beau être en début de mandat, je sais pas si je peux faire face à ça. Je ne suis peut-être pas aussi fidèle que Jean Tremblay, mais je vous demande conseil pareil. Pas de l'Assemblée nationale, s'entend. De mon placard. Aidez-moi. Amen."


P.S. Pour une raison que j'ignore, j'avais juste ce clip-là en tête en écrivant ce billet même si ça faisait quelques mois que je ne l'avais pas vu !

samedi 9 mai 2009

Iggy l'intellectuel

Voici ce que le chef du Parti libéral avait de bon à dire sur la tragédie de Yellow Quill :
“To imagine it [Canada] as a citizen is to imagine it as a resident of Yellow Quill reservation in Saskatchewan would have had to imagine it, this Canada where two half-naked children died in a snow-covered field in the sub-Arctic darkness because their father tried to take the sick little girls to his parents and never made it, and all you can hope is that death was as mercilessly quick as the cold can make it. What does a resident of Yellow Quill imagine, what do we Canadians imagine our country to be, the morning we learn that children have perished in this way? It is surely more than just a tragic story of one family. It is a story about us.”
A story about us ? Un père tellement saoul qui en oublie ses enfants vêtus d'un t-shirt et d'une couche alors qu'il faut -50°C dehors avec le facteur vent, c'est un crime dont lui et lui seul est responsable. Pas un crime de société. Pas un crime qui s'inscrit dans la trame historique des Amérindiens.

Comme Mark Steyn se le demande, c'est-tu une forme de néo-racisme ? Que l'homme aurait été un WASP, Iggy aurait-il dit le même genre d'absurdité ? Comme le formule la plume polémique de Steyn :
he [Iggy] and I are sophisticated human beings who are accountable for our actions, but Christopher Pauchay [le père des enfants] is excused. To Ignatieff, Pauchay is not fully human, but something closer to a lame animal whom one cannot reasonably hold responsible for his moral choices. If I had to be on the receiving end of whitey’s condescension, I think I’d rather be a “noble savage” than an incorrigible one.
Ce à quoi je rajouterais que It's not a story about us, Iggy. It's a story of two children being killed by the negligence of their irresponsible father.

On appelle ça la responsabilité individuelle, monsieur l'intello.

Ce n'est pas un Amérindien qui a tué ses enfants. C'est un père de famille. Tout simplement.

La moindre décence envers un tel drame serait qu'on ne l'instrumentalise pas dans le but de discourir sur la nation canadienne.

vendredi 8 mai 2009

Qui est Yvon Thivierge ? (2)

Dans un billet précédent, j'ai fait une enquête sur Yvon Thivierge, collaborateur de Richard Hétu. Nous avons notamment découvert que ce professeur-traducteur parlant quatre langues est anticapitaliste, antiaméricain, laïciste intégriste, 911-truther et catholique-anti-Pape. En plus, il a reçu la visite de la GRC puisqu'il aurait implicitement adressé des menaces de mort à l'endroit du 43e président américain George W. Bush alors qu'il était au pouvoir.

Je n'ai pas mis un terme à mon enquête après ce billet pour autant. Et j'ai bien fait ! Je suis tombé sur sa page de profil Blogger, sur laquelle, à ma grande surprise, j'ai découvert qu'il a été l'auteur de plusieurs autres blogues. Je ne mettrai pas les liens des blogues puisqu'il y a des images pornographiques homosexuelles dans certains d'entre eux.

Qu'est-ce que je retiens des cinq blogues de Yvon Thivierge ? Des discours haineux. Il y a plein de textes d'extrême-gauche qui diabolisent l'administration Bush (les textes ont été écrits alors que Bush était au pouvoir). D'autre part, Yvon Thivierge a un blogue intitulé "The Queer Evil Pope". Inutile de parler du contenu ! Pour un bachelier en théologie qui fréquente des institutions catholiques (donc sensées être fidèles au Pape), il est complètement incohérent que d'insulter le Pape de façon aussi outrancière, juvénile et vulgaire.

En collaborant avec Yvon Thivierge, Richard Hétu ne gagne certainement pas en crédibilité.

Finalement, de sa page de profil Blogger (sur laquelle sa photo est celle, en réalité, de l'acteur émérite Guillaume Lemay-Thivierge), nous avons accès à sa page personnelle hébergée par le site de réseautage Badoo.com. Voici ce à quoi j'ai eu accès :






















Je ne publierai pas plus de contenu ou de photos puisqu'il s'agit de matériel homosexuel pour adultes seulement...

jeudi 7 mai 2009

J'aime un peu, beaucoup, passionnément...

Le camp du changement aime Mirek Topolánek.



Le camp du changement aime au moins autant Peter Stastny.

Dans le temps, il était capable d'éliminer le Canadien.



Malheureusement, de nos jours, il n'est même pas capable d'avoir le dessus sur Brigitte Bardot et ses alliés éco-extrémistes ! Rappelons que M. Statsny a pris parti en faveur des chasseurs de phoques (on pourrait dire en faveur du commerce, point à la ligne). Et que l'U.E. a voté en faveur d'un boycott vraiment pathétique.

Le camp du changement aurait peut-être aimé Brigitte Bardot il y a 40 ans.

Mais bon ! J'étais loin d'être né ! Quoique si elle avait les mêmes discours débiles à cette époque, j'aurais "peut-être" passé mon tour.

Qui est Yvon Thivierge ?

Cette fois-ci ma cible ne sera pas Richard Hétu, mais plutôt un de ses collabos : Yvon Thivierge (utilisateur : yvonthivierge). Croyez-moi, "collabo" est vraiment le bon terme. Si vous ne me croyez pas, cliquez sur l'hyperlien !

EDIT : Je viens de réaliser que c'est une photo de Guillaume Lemay-Thivierge. Lol

Vous ne connaissez pas le numéro ? Je vous référerai donc à ce que El Magico a dit de lui le 22 janvier 2008 sur antagoniste.net.

Mon préféré est Yvon Thivierge. Un espèce de condensé délirant des pires pathologies mentales de la Terre: anticapitalisme, antiaméricanisme et laïcisme intégriste, le tout arrosé d’un soupçon de paranoïa conspirationniste version 911-truthers.

Die, hippie, die !!!!
Je vous l'assure : je suis incapable de lire ce commentaire à voix haute sans rire. Ça vous en dit long sur tout le bien que je peux penser pour ce monsieur Thivierge.

Que sait-on d'Yvon Thivierge ? Commençons d'abord pas son blogue à l'abandon.
While I was born in Canada's capital, I was raised in Sault Sainte Marie and pursued secondary and pedagogical studies in Sudbury, both Northern Ontario cities, then earned bachelor's degrees in Français and, eventually, in Théologie from universities in Ottawa.

Although I started off as a school teacher in the Soo and eastern Ontario and finished off doing supply teaching in my hometown, I worked and lived most of my life as an English-to-French translator for the federal government in the Outaouais area.

After travelling through most of Europe and parts of Latin America, including for study trips in Spain and Mexico, intermingled with lengthy periods of dedicated gay rights militancy, I spent a few enriching years in Italy where I taught languages and performed in music ensembles at Rome's most prestigious venues, including for Papa Ratzi, whom I avoided, when he was still a cardinal.

I worked a couple of years for Jean Vanier's l'Arche as a live-in care-giver for the mentally-challenged, lived many months in a Quebec City boarding house on welfare then in a Catholic monastery south of Chicago as a postulant.

I am now living precariously back in the Sault that I was so eager to leave and where I am paradoxically, despite francophobic, homophobic and police repression drawbacks, enjoying life more than ever before.
Son séjour à l'Arche Jean Vanier semble l'avoir influencé au plus haut point ! Du moins, c'est l'impression qu'on en retient après avoir lu quelques commentaires. Brève de plaisanteries, il y a un passage absolument scandalisant : dans le dernier paragraphe de sa biographie, il mentionne rapidement que la répression policière est un inconvénient à Sault-Ste-Marie. C'est quoi le rapport me demandez-vous ?!? Le voilà le rapport : il a dit que la GRC a débarqué chez eux après qu'il ait dit que ça serait mieux que le Président américain (Bush) crève ! Crisse, j'ai beau être pro-liberté-d'expression, il faut savoir assumer ses propos ! Surtout quand les propos sont haineux ou peuvent être interprétés comme tel.

Sur un autre site, il donne des informations sur sa vie privée qui confirme ce que nous savions déjà :
Issu de parents nés et mariés dans la Vieille Capitale, j’ai passé le plus clair de mon temps en Ontario où j’ai obtenu des bacs en français et en théologie, traduit et enseigné. Outre mes voyages en Europe et en Amérique latine, j’ai séjourné en Italie pendant deux ans.

Salutations à tous et toutes. Je suis un traducteur et enseignant de Sault-Sainte-Marie,en Ontario, qui participe à divers forums sur Internet en quatre langues différentes et souhaite pouvoir contribuer au vôtre.
Ce que je trouve peut-être le plus drôle : il se dit catholique. Il est très fort probablement catholique-romain... Et il traite le pape de salope et il maintient implicitement que le pape Benoît XVI n'est pas légitime. Je n'ai pas de bac en théologie comme ce gauchiste, mais je peux néanmoins conclure avec assurance que son engagement religieux n'a aucun crisse de sens. Son engagement religieux est aussi cohérent que mon appartenance politique le serait si j'étais un membre de Québec solitaire.

On voit donc que Hétu s'entoure de génies.

Mais ça, Hétu n'en parlera pas.

À la antagoniste.net

Je vais prendre le relais de David Antagoniste Gagnon dans sa lutte contre le Hétutistan le temps d'un post.

Richard Hétu a publié plus tôt aujourd'hui un vidéo
pour se moquer des libertariens (qu'il a d'abord nommés libertaires). Je crois que Hétu s'est confondu entre anarchie et libertarianisme. Un libertarien n'est pas pour l'abolition de l'État (à moins qu'il soit anarcho-capitaliste, mais on se s'étendra pas là-dessus). Il veut que l'État se limite à protéger la propriété privée et les libertés individuelles.

Encore une fois, Hétu a manqué de rigueur.

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Vu et lu parmi les commentaires du billet de Hétu :

Un commentaire lucide de ftrudel25 (exitlesgaugauches.blogspot.com):

@ Richard Hétu


Merci pour ce magnifique sujet. Dommage que j’aie dû m’absenter et que j’arrive après le débat. je vais quand même y aller de mon commentaire car, réclamant ce genre de sujets depuis trois jours, je serais fourbe de ne pas y participer.


La vidéo est évidemment une grande caricature. Les libertariens, comme amricanophile et planete-québec, entre autres, les ont décrit, proposent un état minimum pour protéger la liberté de tous et chacun et tracer la ligne entre les libertés de chacun. Pour le reste, c’est le libre-marché qui s’occupe de tout.


De toute façon, c’est ce qui est arrivé pour la crise actuelle, c’est ce qui arrive présentement et c’est ce qui va arriver tant que nous n’irons pas dans un extrême ou l’autre: l’offre et la demande font foi de tout qu’on le veuille ou non. Dans la crise actuelle, le gouvernement américain (de Clinton), dans son désir interventionniste que chaque Américain puisse être propriétaire a demandé aux banques de prendre des risques qu’ils n,auraient pas pris autrement. La demande a augmenté, les banques ont alors abusé des PCAA et à un moment donné l’offre n’a pu continuer à rencontrer la demande. La bulle a explosé et on connaît la suite. Et même la suite, c’est l’Offre et la demande qui la gère. La bourse a chuté, s’est corigée et est acutellement en hausse. Pour de bon? Nul ne le sait. Probablement pas car les effets pervers des plans de relance gouvernementaux ne sont pas encore faits sentir.


Mais pour revenir aux choix que nous avons considérant que l’offre et la demande feront foi de tout, ultimement, de toute façon, on a deux choix: le laisser-faire ou l’interventionnisme.


Si on enlève le gouvernement de la vie de tous les jours, ça responsabilise l’individu. Le gouvernement demeure pour la justice, l’environnement, les affaires étrangères, les affaires nationales, la défense et l’aide sociale de dernier recours (SDF, handicapés, chômeurs, etc.). Ce genre d’état laisserait donc aux libre-entrepreneurs le soin de créer des produits et services adaptés aux besoins des consommateurs. Et l’offre et la demande s’occuperaient de fixer le nombre de joueurs et les prix. Je sais que pour certains, l’offre et la demande n’existent pas et que capitalisme = gros méchants patrons qui abusent de leurs travailleurs et des citoyens mais dans le vrai monde, ça se peut. Le plus bel exemple est la différence entre aler chez un dentiste ou à l’hôpital. Ou chez le chiro et l’hôpital. Ou pire, entre le vétérinaire et l’hôpital. Si votre chien et vous-mêmes avez le même malaise, votre chein aura eu tous ses examens et sera en traitement à la fin de la journée. Tandis qu’un être humain malade… Interventionnisme = gratuité = déresponsabilisation = gaspillage = croyance à l’omnipotence de pousseux de crayon = mauvais service aux gens qui ont besoin.


Car le but du privé n’est pas de faire du profit sur le dos de tout le monde, nonobstant ce qu’Amir et ses disciples veulent vous faire croire en vous abreuvant de vidéos comme celle présentée ici. Le but du privé est d’offrir le meileur service au meilleur prix de façon à conserver le client. Car c’est le client qui assure la pérennité de l’entreprise et c’est l’entreprise qui assure la pérennité du client en lui offrant un bon service au meilleur prix. Que l’entreprise fasse un profit, so what? Le client est content, l’entreprise aussi. Ici, tout le monde chiâle après gouvernemaman. Pourquoi? Parce que le service est pourri et qu’en bout de ligne, il coûte plus cher que s’il était privé.


Ça, c’est ma vision. Peut-être pas la définition intégrale du libertarianisme mais c’est ce que je souhaiterais.


Ce que nous avons, en réalité, c’est un gouvernemaman qui est impliqué dans la moindre décision que nous prenons que ce soit par les programmes sociaux, les services sociaux, les taxes, les registres, etc.. Big Brother existe. Et j’en ai eu la preuve vivante aujourd’hui. En allant dans un bureau du gouvernement, avec mon seul numéro d’assurance-sociale, c’est incroyable le genre de renseignements que la personne avait à mon sujet.


Alors entre un état qui vous espionne dans vos moindres faits et gestes ou un gouvernement qui vous protège mais qui vous laisse libre de faire ce que vous voulez avec votre argent dûrement gagné, vous choisissez vraiment le gouvernemaman?


@ belette


Je pense que wnf y allait d’une métaphore. Mais le fait est que dans un système d’éducation non-public, en tous cas, c’était comme ça lors de mes années de secondaire, c’était par une chaîne téléphonique des clients que les fermetures d’école étaient anoncées. Eh! oui! les capitalistes s’entraident. C’est fou comme on peut se faire des images par fois…


D’ailleurs, saviez-vous que le citoyen américain moyen fait plus de dons et de bénévolat que le canadien moyen? J’ai une amie américaine retraitée qui fait plusieurs heures de bénévolat par semaine. Elle pourrait rester chez elle à consommer tous ces désirs mais a préféré amasser suffisamment d’argent pour vivre sobrement et ainsi pouvoir aider les autres. Et si tel était le but de certains libertariens???


Le gouvernement ne pouvant être omnipotent, l’efficacité et ainsi la création de richesse passe par moins de gouvernement. La création de richesse est la base d’un état en santé et évidemment, avant de distribuer la richesse, encore faut-il en créer. Le communisme ne crée aucune richesse. Ainsi, plus on s’éloigne de la gauche, plus on a un terreau fertile à la création de richesse. Même Keynes était d’accord avec ça à la fin de sa vie. Par contre, pour contredire un intervenant qui a dit que tant que l’on était entre Keynes et Friedman on est correct, je suis d’accord. Le problème c’est que nous sommes entre Marx et Keynes…


Merci encore M. Hétu pour ce sujet!


Et ensuite la réplique gauchisto-réactionnaire de InfoPhile :

@ftrudel25
Vous romantisez et idéalisez le libre marché au point où ce n’en est plus crédible. L’économie de marché repose sur une raréfaction de l’offre. Il laisse en plan une portion importante de la société selon une idéologie qui veut qu’en deçà d’un certain seuil le “client” n’est plus intéressant. Il est out. Cela autant en santé et en éducation que dans l’acquisition de moyens de productions ou dans la consommation quotidienne dont l’alimentation. Fichtrement productif, y a pas à dire. Et on ose parler de création de la richesse? My God, est-ce qu’on joue à donner le sens contraire aux termes que nous utilisons ou quoi? Richesse? Non, contre productivité!
Regardons du côté de l’Amérique du Sud - je sais, il y a dans cet exemple d’autres composantes à la résultante finale, appréciez ma modeste, hem, honnêteté - où les règles telles que vous l’expliquez s’appliquaient. On repassera sur les capacités du libertarisme à créer de la richesse. Une partie importante des populations était laissé pour compte. Heureusement les choses tendent à changer. Mais dites-vous bien que l’émergence de courants socialistes là-bas n’est pas le fruit du hasard. Il résulte de la pauvreté d’une population qui tente de s’en sortir.
Si vous aviez davantage de culture en politique, vous sauriez que les pays d’Amérique Centrale et d’Amérique du Sud ont été spoliés par principalement les multinationales américaines. Lesquels s’appropriaient les meilleures terres à vil prix grâce à la complicité de politiciens locaux corrompus. Ils maintenaient et maintiennent leurs propriétés acquises malhonnêtement et inéquitablement par une féroce répression. Cela vous l’ignorez dans vos considérations sur l’efficacité du libre marché. C’est normal selon vous qu’un peuple soit dépossédé de ses meilleures terres au profit des néo-United Fruit?
Ces multinationales qui ont construit leurs empires sur l’esclavage dans un premier temps, union - oui union, tiens, tiens, tiens - donc de quelques richissimes réunis, rejoints et secondés dans un deuxième temps par des fonds constitués d’économies de travailleurs prospères mais pas richissime, quoique obsédés et à l’affut du demi pourcent de plus en intérêt. Il ne faut pas confondre création de la richesse et création de la cupidité. L’une ne conduit même pas au paradis, tandis que l’autre mène tout droit en enffaires…hé, hé.
Le libertarisme est un idéalisme naïf qui fait grandement l’affaire des possédants, tout comme la soumission des jocr!sses religieux qui sont victimes d’une propagande qui mêle avortement et préceptes du libre marché. Ce qui fait qu’un bon chrétien c’est un bon travailleur soumis, timide, humilité oblige, à revendiquer sa part. Sa juste part. A bas les unions de travailleurs, mais pas celles des exploiteurs pompeusement nommés entrepreneurs, et vive l’insécurité au travail car elle vaut de l’or aux yeux des actionnaires.

mardi 5 mai 2009

Il n'a pas la langue dans sa poche...

... et c'est le moindre qu'on puisse dire. L'interlocuteur principal est Anwar Malek, un intellectuel algérien du monde arabe.



Une réflexion qui ne fait certes pas l'unanimité dans le monde arabe.

Négocier avec des terroristes ? NON !

Le gouvernement canadien (ainsi que la majorité des gouvernements des pays membres de l'OTAN) devrait peut-être jeter un œil sur ce qu'ont donné les négociations entre Islamabad et les islamo-fascistes.
Some experts fear the Obama administration is having to devote intense attention to Pakistan as the situation becomes one of the most serious foreign policy issues to face the new president. “The evolving situation in Pakistan is potentially the most dangerous international situation since the 1962 Cuban missile crisis,” said Robert Blackwill, the former US ambassador to New Delhi under George W. Bush, Mr Obama’s predecessor.

US concerns have intensified since Islamabad several months ago approved a peace deal with the Taliban under which the militants would cease to fight in exchange for the introduction of Islamic “Sharia” law in Swat, a scenic province north-west of Islamabad previously better known for tourism.



Since the deal was struck, however, Taliban fighters have not laid down their arms. Instead, they have moved further south into Buner, an area only 100km from Islamabad, prompting Hillary Clinton, US secretary of state, to warn that Pakistan faced an “existential” threat.

Je pose une petite question à notre gouvernement fédéral. Comment peut-on négocier avec des gens qui ont des idéaux contraires aux nôtres sur des enjeux non négociables ? Autrement dit, comment peut-on négocier les droits inaliénables de la femme (comme celui d'avoir le droit de fréquenter une école) ?? En permettant aux islamo-fascistes de les "semi-opprimer" ???



On fait quoi alors ?



Rappelons les faits. La guerre en Afghanistan est légitime. Notre but était de chasser les talibans du pouvoir. Comme l'a suggéré M. Harper ce printemps, il nous sera impossible d'atteindre cet objectif. À partir de là, kossé qu'on fait ? Il n'y a pas 56 000 options. Je n'en dénombre que quatre. Primo, nous (i.e. l'OTAN) faisons un surge. Avant de pouvoir chasser les talibans, encore faudrait-il être capable de mener une véritable guerre d'occupation sur tout le territoire afghan. Encore là, c'est aux États-Unis et à l'Europe continentale de fournir plus de troupes. Deuzio, le statu quo. Position indéfendable depuis la sortie de M. Harper chez les médias américains parce que, dans son aveu de défaite, j'ai plutôt compris que la guerre n'était pas gagnable "avec les moyens que nous déployons actuellement". Encore là, peut-être que je comprends seulement ce que je veux entendre, ça ne serait pas la première fois ! Tertio, on évacue le pays immédiatement et "la guerre d'agression de M. Harper" sera enfin terminée. Les Afghans pourront enfin vivre en paix et ils eurent beaucoup d'enfants. Ok, je vous le concède, ce conte-de-fée Laytonien est frappé d'imbécilité aiguë. Il reste donc une dernière option : la négociation. Pour le respect que nous avons (ou devrions avoir, c'est selon) pour les femmes, jeunes ou moins jeunes, de l'Afghanistan, pour ne pas avoir à composer de nouveau avec un régime à l'origine des attentats du 11-septembre ou encore pour la stabilité régionale, il demeure hors de questions, à mon humble avis, de négocier avec des terroristes qui haïssent 50 % de leur propre population et tout ce qui ne vit pas selon une interprétation archaïque du Coran. De plus, la guérilla des terroristes est tellement décentralisée qu'il serait peut-être impossible de trouver un interlocuteur qui détiendrait la légitimité de représenter les intérêts des tribus islamo-fascistes.



La négociation, alors ? Non merci.



Ne reste que le surge, donc ? Oui.



Au risque de voir le nombre de nos soldats tombés au combat (canadiens ou pas) se multiplier ?



Je ne sais plus. Foutez-moi la paix.

lundi 4 mai 2009

(Real) Change on 9/12

Après le retentissant succès des Tea Parties (surtout ceux tenus le 15 avril), passés sous silence par le Hétutistan et l'immense majorité des médias au Québec, les contribuables américains continueront de revendiquer une baisse de la taxation, une baisse des dépenses gouvernementales et une plus grande liberté.


Le 12 septembre 2009, les Américains vont sortir dans la rue pour la liberté. ÇA, c'est revenir aux idées des Pères Fondateurs. Manifester le 12 septembre sera, pour les Américains, faire honneur aux fondements mêmes de l'Amérique.

dimanche 3 mai 2009

Financer la terreur 101

Le Heritage Foundation tient un colloque demain sur l'utilisation de l'aide que des pays occidentaux envoient à l'Autorité palestienne.
Our panellists will examine how hundreds of millions of dollars of international aid given to the Palestinian territories by Western countries finances propaganda that prolongs the conflict. The official Palestinian state media and even school textbooks glorify terrorists who murder children, encourage the Palestinian population to choose continued violent confrontation over a peaceful compromise and celebrate the insurgency in Iraq as a “brave resistance.” With 42% of the Palestinian population under the age 15, a massive young generation is being radicalized. That radicalization will make it far more difficult to achieve peace in the region – and Western taxpayers are paying for it.
Mais ça, Radio-Canada n'en parlera pas...

À quand une Ve Internationale ?

Si vous tenez à vous arracher les cheveux de la tête : lisez ceci en écoutant cela.

Je ne suis aucunement responsable des effets secondaires que ce traitement peut engendrer.

samedi 2 mai 2009

Michel Brûlé est un enculé

Et je pèse mes mots.

Voir l'article de Louis Corneillier du Devoir pour voir pourquoi il est un enculé de première.

Il compte se présenter à la mairie de Montréal.

Je vous invite à lui dire ses quatre vérités soit :

- par courriel :
- par téléphone : 514-680-8905

vendredi 1 mai 2009

La sagesse de Dr Paul

J'ai aucune compétence en tout ce qui concerne de prêt et de loin la grippe A (H1N1). Néanmoins, je me permets d'être très septique. Y a-t-il un trop gros hype ? Les médias et les autorités gouvernementales en beurrent-ils trop épais ?

Ça, comme qu'on le dit dans mes contrées, on le sait juste après, pas avant.

D'autre part, pensez-vous vraiment que nos États et leurs créations supranationales (allô l'OMS) sont en mesure de stopper la pandémie ? Le Dr Ron Paul, un de mes Congressmen préférés, juge que le gouvernement fédéral américain en profitera (de la pandémie) pour prendre encore plus d'expansion.

Pas si farfalu que ça. En effet, une crise procure à nos politiciens une opportunité en or pour nous prouver à quel point ils sont présents et qu'ils se préoccupent de la santé des citoyens.

Un retour

Après un break syndical de presque deux mois, on est de retour ! Et pour de bon ! Je ne ferai certes pas un recap de ces 50 jours. On va donc replonger dans l'actualité. Y a-t-il quelque chose de plus d'actualité que la grippe A (H1N1) alias la grippe porcine qui ne s'attrape pas en mangeant du porc ? Ah ! Peut-être la corruption ou les allégations de corruption au niveau municipal et provincial...

Pendant que j'y pense, je dois glisser un petit mot sur la campagne à la chefferie de l'ADQ. Je ne prendrai pas position pour ou contre Messieurs Caire, Lévesque et Taillon dans l'immédiat. Peut-être ne seront-ils pas les seuls candidats. Qui sait ? Pour l'instant, j'ai une nette préférence pour un des trois. Assez pour prendre ma carte de membre de l'ADQ ? Who knows ? Disons que j'espère que l'ADQ ne misera pas sur la "continuité".

J'ai eu un profond malaise quand j'ai vu le communiqué de presse de M. Caire publié en page 2 du Journal de Montréal non pas à cause de la richesse du contenu mais plutôt pour le nombre ahurissant (et le mot est beaucoup trop faible) de fautes d'orthographes. (J'étais pour écrire que j'exigeais le congédiement de l'attaché de presse, faut croire que je viens d'être mis au courant). Je veux bien croire que les médias montréalais ne sont pas complaisants envers l'ADQ, mais sacrament ! Ce n'est pas en publiant des torchons du genre qu'on va convaincre les gens de vaincre leurs préjugés (amateurisme, manque de compétence, etc.) qu'ils peuvent avoir à l'endroit de l'ADQ.

J'ai eu un autre malaise, quoique j'en étais aucunement surpris, en consultant le dernier sondage CROP : PQ 40 %, PLQ 38 %, PVQ 8 %, ADQ 8 %, QS 6%. Entre ça et un coup de poing sur sa gueule, j'aurais opté pour le second choix, mais bon... Soyons optimistes (certains diront candides), les prochaines élections ne surviendront pas avant 2012, tout est possible. Yes we can [sic] ! Sans farces, je persiste à croire qu'il y a un avenir pour un parti de centre-droite au Québec. Je refuse d'accepter qu'une écrasante majorité de Québécois puissent jouer à l'autruche à l'égard de notre modèle québécois. Traitez de moi de fous ou de zouaves si ça vous voulez. Vous auriez probablement raison. Ça m'est égal.

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