jeudi 30 juillet 2009

Du petit cinéma

Le dernier film du cinéaste américain Michael Moore, consacré à la crise financière sera dévoilé au Festival de cinéma de Venise en septembre. Le titre de ce documentaire : Capitalism: A Love Story.

Voici ce que Moore a déjà dit à propos de son film :
«Les riches, à un moment donné, ont décidé qu'ils n'étaient pas assez riches. Ils voulaient plus - beaucoup plus - donc ils ont entrepris de soutirer au peuple américain son argent durement gagné (...) Pourquoi feraient-ils cela? C'est ce que je tente de découvrir dans ce film».
De un, Moore ignore que le capitalisme a permis à toutes les nations qui s'y sont converties à vivre dans un monde meilleur. De deux, Moore semble confondre le capitalisme et le corporatisme. Son film devrait peut-être s'appeler Corporatism: A Love Story. Quoiqu'il faut pas trop en demander à ce pauvre bougre, même André Pratte ne savait plus ce qu'était le capitalisme en février dernier.

Ça n'a jamais aussi bien été que maintenant sur la Terre

Certains écocondriaques nous répètent ad nauseam que l'humanité s'en va dans un cul-de-sac, à moins qu'on modifie nos habitudes de vie. Matt Ridley ne partage pas ce pessimisme puéril.



Depuis 50 ans, nous sommes trois fois plus nombreux sur la planète. Chacun de nous est, en moyenne, trois fois plus riches. Le taux de mortalité infantile a d'ailleurs baissé de 30 %. L'espérance de vie, elle, a grimpé de 30 %.

Qu'est-ce que Jefferson penserait de la réforme de la santé de Barack Obama ?

Je vais essayer de parler de façon plus sérieuse de la réforme du système de santé américain que tente d'imposer le Président américain Barack Obama que je l'ai fait hier. La déclaration d'indépendance des États-Unis, rédigée en grande partie par le troisième Président de l'histoire du pays Thomas Jefferson, mentionne que :
Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. Les gouvernements sont établis parmi les hommes pour garantir ces droits, et leur juste pouvoir émane du consentement des gouvernés.
Merci à M. Jefferson, un francophile, d'avoir lui-même traduit la Déclaration en français.

Voici ce que pensent probablement les Pères fondateurs des États-Unis de la réforme obamiste :

Our founders would be astonished to learn that the tax-hating citizens of their limited republic were now on the verge of swallowing the mammoth new tax rates which will be necessary to create a new, government health care regime (but will never be enough to sustain it: per Maggie Thatcher, the problem with socialism is that eventually you run out of other people’s money.)

Surely this prospect would horrify the men who drafted our founding documents and waged our republican revolution, for a government which controls your medical decisions has power of Orwellian proportions. Barack Obama and his legions in Congress do their best to conceal this (aided, as always, by a pliant press), cleverly framing the issue as one of choice — the government-run option will be just another competitor in the market, they say. Or, as Obama put it, “if you like your health plan, you can keep it.” But this is pure chicanery: government is never just another competitor — it can offer services and goods at far below market value, driving any sensible profit seeker out of the business.

So what will you do when you have no other option? When the government refuses to pay for your dialysis because you are over 65 and it isn’t “cost effective” to keep you alive (as happens in Britain)? Or when you have to wait six weeks for that MRI, never mind your crushing headaches (as happens in Canada)?

Texte intégral ici.

mercredi 29 juillet 2009

Pourquoi pas sortir Charest de Sherbrooke ?

Le candidat à la direction de l'ADQ Éric Caire était de passage à Sherbrooke pour rencontrer des militants. M. Caire nous a rappelé que l'ADQ est le seul véhicule politique pour les gens de centre-droite. Conséquemment, la place de Jean Charest dans Sherbrooke serait toute sauf garantie.

« Jean Charest, je suis moins certain qu'il se présentera. Il a obtenu son troisième mandat, c'est déjà quelque-chose. Il a obtenu ses mandats par la faiblesse de ses adversaires. Sherbrooke est un comté qu'on peut prendre avec un gros nom et une organisation solide ».

Rappelons que M. Charest est député de Sherbrooke depuis 1998 et Premier ministre du Québec depuis 2003. Le Premier ministre Charest a porté bien haut le flambeau de l'immobilisme que lui a tendu le précédent gouvernement péquiste.

Je crois également que l'ADQ ne doit pas baissé les bras. Les récents déboires électoraux sont encore palpables dans l'organisation de certains comtés ? So what ? Tant et aussi longtemps qu'il y aura un électorat accessible à l'ADQ, nous pouvons conserver l'espoir de former un jour le gouvernement du Québec. Les prochaines élections provinciales auront lieu au moins deux ans après l'entrée en scène d'un nouveau chef adéquiste. Ça lui laissera suffisamment de tant pour redonner du lustre à notre parti, de monter une équipe du changement et de rallier cet électorat de centre-droite ouvert au changement.

Comment peut-on rendre le système de santé public plus efficient ?



On peut en dire ce qu'on veut, mais les dépenses gouvernementales en santé seraient mieux contrôlées !

Qui est Yvon Thivierge ? (3)

C'est avec grand plaisir que je parle à nouveau d'un personnage plus grand que nature : Yvon Thivierge. J'en ai déjà parlé dans deux posts mémorables : ici et ici.

Rappelons-nous que M. Thivierge est un collaborateur du journaliste de La Presse et blogueur de cyberpresse.ca Richard Hétu. Nous avions découvert que cet enseignant et traducteur parlant quatre langues est anticapitaliste, antiaméricain, laïciste intégriste, 911-truther et catholique-anti-Pape. Il avait reçu la visite de la GRC puisqu'il aurait implicitement adressé des menaces de mort à l'endroit du 43e président américain George W. Bush alors qu'il était au pouvoir. De plus, le bonhomme a eu plusieurs blogues sur lesquels on pouvait trouver des propos haineux ainsi que plusieurs photos de pornographie homosexuelle. Les blogues en question ne sont pas classés 18 ans et plus. Il tient une ambiguïté malsaine sur son âge. Ses propos laissent croire qu'il est au minimum dans la cinquantaine avancée alors que son profil sur un réseau social lui donne 33 ans.

Je vous en reparle parce que j'ai été témoin lundi de son discours 911-truther. Le personnage est encore plus incroyable que je ne le pensais. Voici ses commentaires à la suite du dernier post de Hétu sur le 11-Septembre :
Je n'ai pas inclus les commentaires hors-sujet (blagues entre Hétutistes, etc.).

Al-Qaeda derrière les attaques? Mais George Bush a proclamé que c’était Saddam Hussein! Alors tout ce beau monde ment ou tous disent des vérités différentes voire contradictoires. Mdr !

“La conspiration du 11 septembre 2001″ (vidéo):
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Le complot du 11 septembre 2001. Voyez un missile tiré sur le Pentagone à partir d’un avion (vidéo):
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krash et al. Le 11 septembre 2001 est un complot, selon l’association ReOpen911 (vidéo):
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Les théories du complot concernant les événements du 11 septembre 2001 sont nombreuses et avancées par les plus grandes sommités du ce bas monde:
hyperlien

Ceux qui moussent et propagandisent la version officielle des événements du 11 septembre 2001 ne sont-ils pas les mêmes qui encouragent les “birthers” et mettent en doute la nationalité ou le lieu de naissance d’Obama (vidéo)?

matle_. Mais si les deux conspirations ou complots s’avéraient, lequel serait le plus dévastateur: les événements du 11.09.01 un coup monté de l’intérieur ou le faux certificat de naissance d’Obama qui serait né au Kenya?
Et si je disais à M. Thivierge que Richard Dawkins affirme que Peter Pan existe, ferait-il ses bagages pour Neverland ? Il y a de ces gens qui sont prêts à croire n'importe quoi...

South Park s'est payé la tête des 911-truthers dans l'émission Mystery of the Urinal Deuce.

mardi 28 juillet 2009

Si vous ne comprenez pas Gendron...

Si vous avez lu le billet de Stéphane Gendron ce matin dans le Journal de Montréal et que vous ne savez pas à quoi il fait référence en parlant de "show de truck", je vais vous éclairer un peu.

Voici de quoi ont eu de l'air les rues de Huntington en fin de semaine dernière :



C'est en voyant une scène de la sorte que des écocondriaques ont cru bon rappeler aux bonnes gens qu'il fallait dénoncer "l'empreinte écologique" de l'événement. Rappelons que le show de truck était organisé pour venir en aide financièrement aux enfants malades du coeur. J'aurais voulu voir les écocondriaques aux drags de truck de Mont-Laurier il y a deux mois alors que j'y étais moi-même !



Une empreinte écologique, les camionneurs en leur auraient laissée toute une ! À quand des drags de truck sur le Plateau ?

Blague à part, les écocondriaques ont déjà gagné la guerre de l'opinion publique. Les événements de ce genre peinent maintenant à avoir des commanditaires (privés) puisqu'on ne veut plus s'associer à un événement perçu comme étant peu respectueux de l'environnement.

lundi 27 juillet 2009

Mode de scrutin : pour la proportionnelle ou non ?

Je suis de ceux qui jugent qu’une réforme du mode de scrutin n’est vraiment pas nécessaire. Le mode de scrutin pluralitaire actuel (first-past-the-poll) est ancré depuis longtemps dans les mœurs politiques d’ici. Il a notamment comme avantage d’être facile à comprendre pour les électeurs et de générer des gouvernements majoritaires de façon quasi systématique.
(Je n’aime pas les gouvernements minoritaires parce que chaque politique publique est d’abord perçue, par les gouvernants, comme un dossier politique pouvant potentiellement avoir une incidence électorale à court terme et ce dès le début d'un mandat.)

Les électeurs de la Colombie-Britannique (à deux reprises), de l’Ontario et de l’Île-du-Prince-Édouard ont d’ailleurs voté contre une réforme du mode de scrutin lors de quatre référendums survenus au cours de la décennie actuelle. Chaque fois, on a proposé à la population un mode de scrutin mixte (système hybride entre le mode actuel et la représentation proportionnelle).
Pour plus d'infos : ici, ici, ici et ici.

Or, l’Action démocratique du Québec est en faveur d’une certaine proportionnalité, comme en fait foi la plate-forme électorale de 2007 et le programme électoral de 2008 qui proposaient de "réformer le processus démocratique, notamment par l’introduction d’un mode de scrutin proportionnel et la tenue d’élections à date fixe". Si l’ADQ continue d’être en faveur d’une forme de proportionnalité, voici ce que je propose : un système proportionnel de compensation.

Selon moi, la meilleure façon d’expliquer le modèle que je propose, c’est de l’illustrer. Prenons par exemple les résultats des élections de décembre 2008 dans les circonscriptions du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine :
La nouveauté : on ajoute un siège à l’Assemblée nationale pour l'ensemble de toute la région. On l'attribue selon la méthode d’Hondt de la plus forte moyenne.
Le siège irait donc au PQ parce qu'il s'agit de la meilleure façon d'optimiser l'importance de chaque vote n'ayant pas eu une incidence déterminante dans une circonscription. On peut prendre comme autre exemple la Capitale-Nationale, où la différence entre le PQ et l'ADQ aurait été très faible. En fait, 2000 votes de plus dans l'ensemble de la région aurait permis à l'ADQ de devancer le PQ pour l'obtention du siège compensatoire de cette région.
Après avoir fait l'exercice dans les 15 régions (j'ai divisé le Québec en 15 sans raison particulière), je suis parvenu aux résultats ci-bas. Ceci étant dit, sachez que je préconise aucunement l'augmentation du nombre de sièges à l'Assemblée nationale. Le modèle élaboré ne sert que d'exemple pour illustrer le type de réforme que je propose.
Avantages de cette réforme :
1) On ne s’attaque aucunement aux "moeurs électoraux". L'électeur continue d'avoir un seul vote, ce vote étant destiné à un candidat de la circonscription.
2) On peut parvenir à donner un poids démographique un peu plus grand aux régions si on attribue un siège compensatoire à chacune des 17 régions administratives du Québec sans égard à la population de chacune d'elle (ce n'est pas ce que j'ai fait dans mon modèle). De cette façon, il ne serait plus nécessaire de conserver des différences ridicules entre deux circonscriptions au nom de la sacro-sainte importance de ne pas diminuer le poids représentatif des régions. Il est à mes yeux scandaleux que le vote d'un électeur de Matane (27 919 électeurs) vaut plus que le double que ce que vaut mon vote (je reste dans Chambly, circonscription de 59 086 électeurs).
3) Les gouvernements majoritaires seraient très fréquents. Les gouvernements minoritaires, cas exceptionnels avec notre mode de scrutin, demeureraient des situations assez inhabituelles. Pour ce qui est du présent gouvernement Charest (minoritaire selon mon modèle), rappelons-nous que sa majorité actuelle est loin d'être écrasante. De plus, les quinze régions de mon modèle ont été délimitées de façon arbitraire. Peut-être ai-je désavantagé injustement - et très légèrement - le PLQ ?
4) Chaque vote aurait une plus grande probabilité de compter. Parlez-en aux électeurs adéquistes dans Taschereau ou dans Jean-Talon. L'ADQ n'a passé qu'à 2000 votes, dans toute région de la Capitale-Nationale, à obtenir un siège supplémentaire. Il est prudent d'affirmer que certains adéquistes de Taschereau et de Jean-Talon avaient le pressentiment, le 9 décembre, que leur vote n'aurait rien changé. Peut-être certains ont-ils décidé de ne pas aller aux urnes pour cette raison ? Cela dit, la réforme en soi ne constitue aucunement un avantage pour l'ADQ ou pour quelconque parti. Elle pourrait contribuer à augmenter, de façon très modeste, la participation électorale.

Désavantages :
1) Le modèle que j'ai utilisé semble suggérer une augmentation du nombre d'élus (j'y suis réfractaire).
2) Pour éviter une augmentation du nombre d'élus, on pourrait divise le Québec en environ 105 ou 110 parties au lieu de 125. Les sièges distribués de façon compensatoire amèneraient le total à 125. Or, étant donné que les élus n'aiment pas nécessairement qu'on modifie les limites de leur circonscription, il s'agit, en quelque sorte, d'un désavantage.
3) Certains se demanderont pourquoi changer de mode de scrutin pour un changement aussi peu drastique. En effet, ce n'est pas vraiment très proportionnel...
4) Selon moi, les élus issus de l'ensemble d'une région ne devraient pas avoir une enveloppe budgétaire discrétionnaire comme les députés élus dans leur circonscription. Deux députés d'une même législature provenant de deux partis différents qui peuvent donner des bidous à des associations locales d'une même municipalité de façon non coordonnées, ça pourrait peut-être puer le clientélisme...

Finalement, je veux rappeler que je ne suis pas favorable à une réforme du mode de scrutin. De toute façon, quand l'ADQ formera le gouvernement du Québec, ça ne sera pas grâce à un mode de scrutin, mais bien parce que les électeurs auront pris cette décision (quoique les Libéraux de 1944, de 1966 et de 1998 n'en diraient pas autant). J'ajouterais que la réforme que j'ai exposée permettrait à l'ADQ de rester cohérente avec ses positions antérieures tout en ne modifiant que très légèrement un système que les électeurs connaissent très bien et duquel ils ne veulent probablement pas se séparer.

samedi 25 juillet 2009

Monopole sur monopole

La seconde que j'ai su que les mécaniciens de locomotive et les chefs de triage de VIA Rail sont en grève, une certaine vidéo m'est venue à l'esprit. La voici.

vendredi 24 juillet 2009

Les deux courants du conservatisme canadien

Je viens de lire le texte que Waller R. Newell a pu faire publier dans The Gazette. Je n'y ai pas vraiment appris grand chose, mais ça peut néanmoins permettre à des gens d'acquérir une connaissance de base sur les deux forces principales composant le conservatisme canadien : soit les Red Tories et les Blue Tories. Ce sont deux termes que j'utilise fréquémment pour faire la distinction entre les deux familles conservatrices, alors que Newell utilisent les expressions Western Conservatives (les Blue Tories) et Tories (les Red).

Le texte est disponible ici.

J'ai copié ci-bas trois paragraphes du texte (constituant environ le tiers de celui-ci) :

Historically, it has developed in two main directions. One is mainly western, libertarian, favours small government, and is partial to fundamentalist Christianity. The older conservatism is Tory, based mainly in central and eastern Canada. It is statist and corporatist (Canada as a "community of communities"). Its founders were Victorians like John A. Macdonald and its closest parallel was the "Tory Democracy" of British Conservatives like Benjamin Disraeli, a cousin of the Canadian "Red Tory."



Tories believed conservatism should create the welfare state both as a moral duty to society and to stave off the appeal of the left. Hence, Progressive Conservative premiers of Ontario such as Leslie Frost, John Robarts and Bill Davis often led the rest of the country in establishing the welfare state. Their British counterparts were statist Tories like Harold Macmillan and Ted Heath.



Western "reform" conservatives, by contrast, looked southward to the "movement conservatism" originating in the American West, also libertarian and fundamentalist, whose representative figures were Barry Goldwater and Ronald Reagan, and whose British parallel was the radical free-marketer Margaret Thatcher. But there can never be a pan-Canadian version of movement conservatism, a coast-to-coast political crusade like Reaganism, because the old Toryism of central Canada will always stand in the way.

Pour ma part, je suis un Blue Tory. À cela je dois apporter deux précisions. Primo, le fondamentalisme chrétien ne me laisse ni chaud ni froid. Si les Conservateurs peuvent compter sur les Chrétiens évangéliques, tant mieux pour eux. On trouve parmi eux de bons militants. Mais ne comptez pas sur moi pour défendre systématiquement leurs prises de position. Deuzio, en tant que Québécois, j'adhère à la notion des deux peuples fondateurs. Je rejette donc catégoriquement le principe des dix provinces égales. Je le rejette non seulement à cause de mon appartenance à la nation québécoise, mais aussi parce qu'il est à mes yeux tout à fait normal que l'Ontario ait un poids politique bien plus important que l'Île-du-Prince-Édouard. Je n'ai aucun problème avec le fait que le vote d'un seul Ontarien vaut autant que le vote d'un seul Prince-Édouardien. Cela étant dit, je suis néanmoins favorable à une réforme du Sénat afin qu'il devienne plus représentatif du Canada d'aujourd'hui.

jeudi 23 juillet 2009

Réflexions du moment

Barack Obama n'a pas été tendre avec le policier qui a arrêté le professeur de Cambridge Henry Louis Gates Jr. Vous connaissez probablement les circonstances de l'arrestation (sinon cliquez ici). Si on peut s'entendre qu'il est malheureux que les forces de l'ordre aient dû intervenir alors qu'il ne se passait absolument rien de criminel, nous devons néanmoins dénoncer le comportement inacceptable du Dr Gates. Il n'a pas obtempéré aux ordres du policier et il s'est montré agressif à son endroit. Autrement dit, il n'aurait rien dû se passer, mais il faut admettre que si Dr Gates, préalablement malchanceux que la police se pointe à son domicile pour rien, a été l'artisan de son propre malheur en ne respectant pas les forces de l'ordre. Barack Obama, quant à lui, a manqué une bonne occasion de prendre du recul et d'appuyer le policier en question. C'est dommage qu'il supporte son ami en s'en prenant publiquement à un policier devant le peuple américain, alors que Dr Gates semblait voir des discriminations raciales dans son bol de céréales lors de cette triste journée. Voir la réflexion d'un chroniqueur de Cleveland.

Avez-vous vu que ... ?


La Corée du Sud est une démocratie relativement jeune. Je sais que ceci n'explique pas cela, mais bon.



On peut se demander quelle aurait été la performance de nos politiciens dans une telle brasse-camarade. Est-ce que Dave Turcotte aurait eu le dessus sur Tony Tomassi ? Est-ce que les membres de l'Assemblée nationale auraient fait front commun contre Amir Khadir ? Yves-François Blanchet et Jean D'Amour knock-outés avant même le début des hostilités à cause de la brosse de la veille ? Un duel Bonnardel-Normandeau ? À Ottawa, quel adversaire Luc Malo le costaud aurait pu affronter ? Peut-être Leona Aglukkaq... S'il n'y a pas d'anciennes nannys au Parlement, Ruby Dhalla aurait-elle tout de même maltraité autrui ? Et finalement, qui Stéphane Dion aurait-il mordu ?

Notre vie parlementaire pourrait être tellement plus excitante...

Saviez-vous que ... ?

L'Islande fait application pour devenir membre de l'Union européenne d'ici trois ans. J'ai appris ça dans un article d'Al Jazeera English. La conclusion de l'article est la suivante :
Iceland, with its population of about 320,000, would become the EU's smallest member if its entry is approved.
Ma première réaction : "Pouhahaha. Quel journaliste minable. Ne sait-il pas que Malte est membre de l'U.E. ?". Or, Malte compte plus de 400 000 habitants. Mea Culpa.


Le choix des mots

Concernant les lock-outés du Journal de Montréal, voici les titres et sous-titres des articles des grands quotidiens montréalais traitant le sujet :

Journal de Montréal : Intrusion au Journal. Un triste événement.
La Presse : Coup d'éclat au Journal de Montréal. Les lock-outés bravent une injonction pour souligner les six mois du conflit.
Le Devoir : En conflit depuis janvier 2009 - Les syndiqués du Journal de Montréal entrent de force dans la salle de rédaction.

Seul Le Devoir a un titre approprié.

lundi 20 juillet 2009

J'appuie Éric Caire

En décembre 2008, j'ai suivi l'élection de mon salon et de l'université. Je n'avais ni le goût ni le temps de m'investir. L'ADQ était le seul parti qui pouvait potentiellement m'attirer. Or, sous le leadership de Mario Dumont, l'ADQ ne me semblait pas être le véhicule pouvant faire avancer le Québec dans la direction approprié. Je déplorais, comme plusieurs, le manque de cohérence idéologique de l'ADQ et sa timide performance à l'Assemblée nationale. Je me suis réjoui lorsque des adéquistes notoires ont publiquement fait ce genre de constat après les élections du 9 décembre et la démission de M. Dumont. Si vous ne comprenez pas ce à quoi je fais allusion en évoquant le manque de cohérence idéologique de l'ADQ, je vous laisse à la plume de Vincent Geloso.
Quand l'ADQ se dit de centre-droit et qu'elle pose des affiches liant la hausse des seuils d'immigration et le déclin (fictif) du français à Montréal, ca n'a pas l'air de centre-droit. Ca donne plutôt l'image de l'extrême-droite nationaliste. Quand on propose des politiques d'achat local pour les contrats gouvernementaux au lieu de respecter l'argent des contribuables en le dépensant le plus efficacement possible, ca fait parti protectionniste antimarché. Quand on propose un Bureau de l'Investissement et de la Prospérité et un retour aux politiques d'intervention de la Caisse de Dépôt dans l'économie québécoise, ca fait parti interventionniste et dirigiste. L'image attribuée à la droite à cause de positions aussi ridicules est celle d'une cause populiste et passagère qui monte et descend avec les vagues de l'opinion publique. Est-ce vraiment une image que les gens de droite veulent avancer?
Le député de La Peltrie Éric Caire ne l'a jamais caché : l'ADQ a fait des erreurs lors de son passage à l'Opposition officielle. Il veut désormais que l'ADQ soit un parti plus rigoureux.

Au cours de la première moitié de l'année 2009, j'ai suivi la course à la direction de l'ADQ de l'extérieur. J'ai rapidement eu un penchant pour M. Caire, mais je ne voulais pas prendre position avant un certain temps, question d'être certain de faire le bon choix. Après tout, je ne connais aucun des candidats personnellement. Il m'apparaît maintenant clair que M. Caire serait le chef idéal pour l'ADQ. Il est un homme politique partageant entièrement ma préoccupation envers l'état lamentable de nos finances publiques et l'inéquité intergénérationnelle qui en découle. Il est doté d'un talent oratoire. Il croit à la liberté et à la responsabilité individuelle sans avoir l'air d'un idéologue de droite. Il a fait ses preuves, en tant que parlementaire, qu'il possède une grande capacité d'adaptation et qu'il sait confronter de nouveaux défis. De plus, je crois davantage à son électorabilité qu'à celles des autres candidats. En somme, Éric Caire ferait un excellent chef pour l'ADQ.

Plus tôt aujourd'hui, je suis devenu membre de l'Action démocratique du Québec après avoir décidé, après mûre réflexion, d'appuyer la candidature d'Éric Caire à la direction de l'Action démocratique du Québec. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas un nouveau venu qui veut parasiter le parti. Ne me considérez pas comme un ancien péquiste jugeant que l'ADQ devrait être un parti centriste et nationaliste. Ne me considérez pas comme un Conservateur qui désire, d'abord et avant tout, un rapprochement entre le PCC et l'ADQ. Comme vous pourrez sans doute le constater ici, je suis plus un adéquiste qu'autre chose. Je joins l'ADQ en ayant la profonde conviction qu'il s'agit du principal vecteur de changement au Québec.

Or, M. Caire me donne le sentiment qu'un autre Québec est possible. Un Québec animé non pas par l'immobilisme et le manque de courage, mais plutôt par "une droite humaniste qui ne renie pas les obligations de l’État envers les plus démunis de la société. Une droite qui refuse le nivellement vers le bas et le laxisme envers les abus de toutes sortes" (Pierre Morin). M. Caire n'est pas un politicien de carrière. Il a un background personnel bien à lui qui le distingue avantageusement de M. Charest et Mme Marois. Pas du genre à dire une chose et à en penser son contraire. Lorsque M. Caire dit rêvé "d’un Québec où l’on refuse le décrochage scolaire, l’endettement de nos enfants, et les conditions de vie indignes de nos personnes âgées", je ne vois pas de la rhétorique. Je vois ce que M. Caire rêve.
« J’ai choisi de faire de la politique active pour combattre la médiocrité et pour en finir avec cette culture de la résignation qui caractérise l’alternance au gouvernement des libéraux et des péquistes. Incapables de reconnaître publiquement que le modèle québécois est le produit d’une époque révolue, nos dirigeants ont manqué du courage le plus élémentaire : celui de nommer les choses. J’aspire à diriger l’ADQ pour m’assurer que notre parti aura la détermination et la résolution de réaliser la nécessaire rupture avec la cure de sommeil que l’on continue de nous prescrire malgré les inquiétants signaux d’alerte qui nous parviennent des horizons économique, éducationnel, culturel, environnemental, sans oublier celui, catastrophique, de la santé. »
À la tête de l'équipe du changement, Éric Caire convaincra les Québécoises et les Québécois d'opter pour les réformes qui s'imposent. Après tout, contrairement au PQ et aux Libéraux qui sont parasités par différents groupes de pression qui confondent leurs propres intérêts avec ceux des contribuables, l'ADQ fera montre de courage politique et s'attaquera aux problèmes structurels de la gouvernance québécoise. La Révolution tranquille, il faut la dépasser, ça urge !

Du 20 juillet 2009 au 18 octobre 2009, je militerai donc pour Éric Caire.

SITE OFFICIEL DE LA CAMPAGNE D'ÉRIC CAIRE : VOIRPLUSGRAND.CA

mercredi 15 juillet 2009

Campagne de peur (et de mensonge)

Une informatrice m'a imprimé un courriel qu'elle avait reçue. Le genre d'email qu'il faut retransmettre à tous nos contacts pour le bien d'une cause. Le voici :

Les passages soulignés sont sensés être des hyperliens, mais puisque je n'ai reçu qu'une version imprimée du courriel, je ne sais pas vers quels sites les internautes étaient redirigés en cliquant sur les liens. Les numéros entre paranthèses en gras et italiques réfèrent à mes commentaires.

Titre : FW : Assurance-maladie du Québec Important

VOTONS !!! C'est pour NOTRE avenir ! IMPORTANT !!

Savez-vous qu'au Québec d'ici 3 ans il n'y aura plus de système de santé public (1) !
Si nous ne faisons rien c'est cela qui va se produire! Penser à vos enfants, à vous, à vos parents et à tous les gens que vous aimez! Ce sont des milliards de dollars que les Québécois auront à débourser pour se faire soigner (2), et si tu n'as pas les moyens, c'est de l'endettement et pire la mort et la souffrance (3) !

MAIS il y a peut-être une solution!


Si tous les Québécois et Québécoises vont voter sur ce lien, contre le système de santé privé, nous avons peut-être encore une chance de vaincre la grosse machine gouvernementale (4) ! S.V.P. Envoyez ce message à tous... Le plus de gens qui vont voir ce message, le plus de gens vont aller voter! Ce message en est un d'espoir! Je suis tanné(e) que les gens du Québec subissent sans se défendre (5) ! On nous donne une chance de faire entendre notre voix! Alors prenez 2 minutes de votre temps, pour que plus tard vous puissiez prendre le temps de guérir!

www.votezsante.com

Et faites suivre s.v.p.

Anick Lepage M.A.
Directrice Générale
Droits et Recours Santé Mentale
Gaspésie les Îles
60, boul. Perron Ouest
C.P. 258, Caplan, Qc
G0C 1H0
418-388-2506
1-800-463-6192
Fax : 1-418-388-2416
www.droitsetrecours.org


Mais quel message ! On y trouve même des passages lyriques ! (1) Il est navrant de voir que le texte se base sur un mensonge éhonté : Plus de système de santé public au Québec dans 3 ans ! Plus rien ! Nada ! Aucun pays industrialisé n'a aucun système de santé public. Nous savons tous que les décisions de nos politiciens sont influencées par le marché politique. Est-ce que ça serait rentable politiquement d'abolir la présence du public alors que seulement 16% des Québécois voudraient qu'on applique un peu plus le principe d'utilisateur-payeur en santé que maintenant ? Est-ce que le PLQ prône le désengagement total de l'État en santé ? C'est vraiment n'importe quoi ! De toute façon, cela contreviendrait à l'article 8 de la Loi canadienne sur la santé. Pouvez-vous imaginer nos politiciens québécois cracher sur des transferts fédéraux ? Moi non plus.

(2) Les Québécois dépensent déjà des milliards de dollars pour le système de santé public par le biais des taxes et des impôts.

(3) Dans un système mixte (i.e. public et privé), les citoyens ont le choix d'acquérir des assurances-santé chez une compagnie d'assurance. En libéralisant le marché des assurances-santé, on peut s'assurer que les chirurgies très onéreuses pratiquées dans les cliniques privées ne soient pas seulement disponibles pour les très riches et très puissants.

(4) Vaincre la grosse marchine gouvernementale ? 40% de la machine gouvernementale provinciale provient du système de santé public ! Se battre contre le privé en santé, c'est bien au contraire assurer la pérennité de la toute-puissance des bureaucrates dans le système de santé public.

(5) Je subis des atrocités et je ne me défends pas ? J'ai manqué quelque chose ?

Si vous allez sur www.votezsante.com, vous pourrez voir qu'il s'agit d'une pétition CSN-FTQ en faveur du public en santé et en défaveur du privé.

Les défenseurs du privé comme moi ont tellement de difficulté à faire valoir leurs idées au Québec que c'est de la pure science-fiction qu'imaginer la disparition éventuelle du système de santé public québécois, surtout à court terme. En fait, le cas s'applique à toutes les sociétés.

Petit rectificatif : ce n'est pas tant de la science-fiction ce que Mme Lepage a écrit. C'est plutôt à quelque part entre l'ignorance et la mauvaise foi.

lundi 6 juillet 2009

Staline était tout un leader !

Il était un leader fort et efficace. Disons qu'il parvenait à faire ce qu'il jugeait important. Parlez-en aux Polonais, aux Roumains, aux Lituaniens, aux Lettons, aux Estoniens, aux Allemands de la Volga, aux Tchétchènes, aux Ingouches, aux Tatars de Crimée, aux Coréens, aux Bulgares, aux Grecs, aux Arméniens, aux Kalmouks, aux Meskhètes, aux Balkars et aux Karatchaïs. Vous ne pensez pas comme Staline ? Vous osez contester une de ses politiques ? Manger de la m..., les gulags vous attendent.

Ça, c'est un vrai leader. Les régimes démocrates ne peuvent malheureusement plus en créer un du genre.

Si vous pensez que j'étais sérieux, je faisais référence à cet idiot de première.

Le mot de la fin revient à M. Ecclestone : "À la fin il ne s'est pas perdu, donc il était un très bon dictateur."

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